THE CANADIAN PRESS Bill Morneau.

FREDERICTON — Les membres de la Chambre de commerce du Canada ont réclamé des excuses du ministre des Finances pour son projet de réforme fiscale qui, selon eux, dépeint négativement les entrepreneurs.

«Chaque fois qu’un gouvernement éclaire si négativement les gens d’affaires et le milieu des affaires, il en résulte un désastre d’un point de vue communicationnel. Des excuses du ministre fédéral au milieu des affaires canadien seraient appropriées», a déclaré le chef de la direction de la Chambre des commerces de la Saskatchewan, Steve McLellan.

M. McLellan s’est exprimé après que des membres de la Chambre de commerce du Canada ont pu directement faire part de leurs inquiétudes au ministre Bill Morneau, samedi, à l’occasion de leur congrès annuel à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

«Décrire la politique fiscale canadienne des 45 dernières années comme étant une série de mesures échappatoires est insultant pour les gens d’affaires qui les ont respectées en toute bonne foi pour lancer leur entreprise, épargner en vue de la retraite et parfois même, simplement pour ne pas fermer leurs portes», a renchéri la chef de la direction de la Chambre de commerce de Fredericton, Krista Ross.

Des applaudissements ont retenti dans la salle lorsqu’on a demandé au ministre s’il envisagerait l’ouverture d’une commission royale pour se pencher sur ses propositions. M. Morneau a répliqué que son gouvernement parle de cette réforme depuis l’été 2015. Il a aussi assuré qu’il se montrera sensible aux préoccupations exprimées dans le cadre de la consultation en cours.

«Nous savons que des changements seront apportés. Nous entendons ce que nous dit la population. Nous en prendrons compte. Le projet législatif devra prendre en considération ce que nous dit la population», a répondu le ministre.

La réforme prévoit notamment qu’un chef d’entreprise ne pourrait plus fractionner ses revenus entre les membres de sa famille pour économiser de l’impôt.

Le ministre Morneau veut aussi éviter l’usage des «portefeuilles d’investissements passifs» des entreprises comme instrument d’épargne personnelle pour la retraite, soumis à des règles d’imposition plus avantageuses que le revenu des particuliers.

La troisième proposition repose sur l’élimination de la conversion de revenus réguliers en gains de capital, moins imposés.

Plusieurs dirigeants d’entreprises prétendent que mettre la hache dans ces allègements fiscaux les empêchera d’épargner en prévision de temps difficiles.

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