Jacques Boissinot/La Presse canadienne Philippe Couillard

QUÉBEC — Le Québec doit multiplier les démarches de toutes sortes pour accroître son rayonnement et son influence sur la scène internationale, a fait valoir le premier ministre Philippe Couillard, dimanche.

Sous sa gouverne, le Québec tente d’élargir le cadre des relations diplomatiques, pour faire en sorte qu’il déborde des initiatives bilatérales strictement politiques.

C’est sous cet angle qu’il faut voir l’importance du colloque sur la sécurité alimentaire qui se tient jusqu’à mercredi à Québec, a-t-il fait valoir, lors d’une mêlée de presse en marge de l’événement.

«Le Québec est actif à de nombreux niveaux et de plusieurs façons, dont sur le plan des organisations multilatérales», comme celles chapeautées par les Nations unies, a-t-il commenté.

Ainsi, l’an dernier, le gouvernement du Québec avait organisé avec l’Unesco un colloque international sur la lutte à la radicalisation et cette année on a recommencé avec un colloque international sur la sécurité alimentaire à l’heure des changements climatiques, en partenariat avec la FAO, l’organisme des Nations unies qui s’occupe d’agriculture et d’alimentation.

Voilà, dit-il, une façon pour le Québec «d’avoir un impact concret sur la scène internationale», en créant des liens en dehors des cercles diplomatiques habituels, tout en offrant une vitrine à l’expertise du Québec, notamment universitaire.

Le colloque, qui regroupera divers experts de la scène internationale, se poursuit jusqu’à mercredi au Centre des congrès de Québec. Les experts seront invités à partager le fruit de leurs recherches.

Préoccupés par la faim dans le monde, les organisateurs visent à trouver des moyens d’adapter les techniques agricoles de demain au réchauffement planétaire, pour en minimiser l’impact sur les populations.

La communauté internationale se préoccupe de plus en plus du fait que l’objectif consistant à nourrir une population mondiale sans cesse croissante, dans un contexte de changements climatiques accélérés, constituera un défi de taille à relever.

À n’en pas douter, le système agricole subira le contrecoup de ces bouleversements climatiques, avec un impact difficile à évaluer.

Dans ses remarques d’ouverture, la directrice générale adjointe chargée des ressources naturelles de la FAO, Maria Helena Semedo, a dit que le colloque «devait favoriser la réflexion» sur ces questions cruciales.

«Il est urgent d’agir», a-t-elle lancé, en rappelant que la faim dans le monde était un phénomène en croissance et «un des principaux défis de notre temps», en cette ère de réchauffement climatique, particulièrement en Afrique.

Pas moins de 850 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, un chiffre qui risque seulement d’augmenter dans les années qui viennent.

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