MONTRÉAL — Les agents de protection de la faune ont traité 5500 dossiers d’infraction ayant donné lieu à plus de 7000 chefs d’accusation au cours de la saison 2016-2017, selon les données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Ces accusations mèneront à des poursuites contre 4709 individus.

Les amendes perçues pour les infractions commises en 2016-2017 s’élèvent par ailleurs à 2,4 millions $.

Ces chiffres sont importants, selon le ministre de la Faune, Luc Blanchette, qui n’a toutefois pas observé de changements significatifs dans les données de la dernière année comparativement à celles des années précédentes.

Le ministre a aussi rappelé l’importante opération antibraconnage qui a eu lieu l’an dernier en Mauricie et qui s’était traduite par la saisie de 225 kg d’orignal, 70 kg de cerf et 55 kg de filets de doré. Plus d’une cinquantaine de suspects dans cette affaire s’exposent à des amendes totalisant plus de 800 000 $.

La viande et les poissons saisis avaient été remis à des banques alimentaires de la région.

M. Blanchette souligne également l’ajout au budget de 25 millions $ pour permettre l’embauche d’une quarantaine d’agents de protection de la faune supplémentaires. L’objectif est de faire passer le nombre de ces agents d’environ 375 à 425 d’ici 2021-2022.

Début du projet sur les cerfs de Virginie

C’est par ailleurs à compter de samedi qu’entreront en vigueur les nouvelles modalités de chasse liées à la taille légale des bois chez le cerf de Virginie dans deux zones de chasse (6 nord et 6 sud) situées majoritairement dans la région de l’Estrie.

En vertu de ces nouvelles modalités, les chasseurs ne pourront abattre un cerf mâle adulte que s’il possède au moins trois pointes de 2,5 cm ou plus d’un côté du panache.

«Chez les chasseurs, ce qui est prévu, c’est que dès qu’il y a un animal qui passe, on le tue, ce qui n’est pas toujours nécessairement la meilleure idée. Alors que quand on exige trois pointes, on s’assure d’avoir un cheptel de mâles plus important, plus gros en termes de taille, plutôt que d’avoir un petit veau», explique le ministre Blanchette.

«Ce que ça va permettre, c’est que les mâles vont pouvoir vieillir, avoir une masse musculaire plus grande et ça va faire des panaches plus grands et peut-être aussi permettre plus de reproduction auprès des femelles pour la durée du projet pilote.»

Le projet, d’une durée de cinq ans, pourrait être étendu à d’autres régions du Québec après cette période.

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