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MONTRÉAL — C’est sous le thème de l’alphabétisation que la 8e Semaine pour l’école publique a été lancée dimanche par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

L’école publique est un joyau de la Révolution tranquille qui offre une éducation accessible et gratuite favorisant l’égalité des chances, a insisté l’organisation syndicale qui représente 34 000 enseignants du Québec.

Elle accueille aussi sans discrimination tous les élèves et elle constitue le seul réseau qui assure la mixité sociale, a déclaré le président de la FAE, Sylvain Mallette, par voie de communiqué.

Les organisateurs veulent mettre l’accent cette année sur l’importance de savoir lire, écrire et compter. Ces habiletés permettent de favoriser le développement social, culturel et économique de la société, a souligné la FAE.

L’organisation déplore constater que seulement 11 pour cent des Québécois sont en mesure de résumer des informations de textes longs ou complexes et de juger de la fiabilité des sources lors de recherches sur Internet.

Le nouveau porte-parole de la FAE, Philippe Laprise, a présenté les atouts de l’école publique dans un témoignage bien personnel en entrevue avec La Presse canadienne.

L’humoriste bien connu des jeunes a raconté ne pas avoir eu un cheminement scolaire facile. Il avait un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), des troubles de comportement et a doublé.

«L’école publique ne m’a jamais abandonné, même si j’avais des difficultés, a-t-il insisté. Ils m’aidaient. S’ils n’avaient pas été là, je ne serais pas humoriste, pas comédien. Je ne serai pas dans mon rêve. J’aurais probablement dérapé.»

M. Laprise trouve «alarmant» qu’un Québécois sur deux ait de la difficulté à lire et à écrire.

Pour lutter contre cette statistique sur le taux d’alphabétisation, il implore les parents de montrer à leurs enfants qu’ils aiment la lecture, en leur demandant de les guider dans une liste d’épicerie ou de leur expliquer le contenu d’un court document, par exemple.

Philippe Laprise remarque que beaucoup de Québécois sont fiers des écoles publiques. «Il ne faut pas regarder que le bâtiment, mais la richesse qui est à l’intérieur de l’école: les profs, le personnel de soutien, les secrétaires, les éducateurs spécialisés», a-t-il dit.

Selon lui, ce sont eux qui font de l’école publique un joyau qui permet à aux jeunes Québécois de devenir de meilleures personnes.

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