Chris Young/La Presse canadienne Des comprimés de fentanyl.

SURREY, C.-B. — Le ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique affirme que les trafiquants de drogues pourraient être accusés d’homicide involontaire si les drogues intégrant du fentanyl qu’ils vendent causent la mort.

Mike Farnworth, qui est également solliciteur général, indique que le gouvernement néo-démocrate envisage des peines plus sévères contre les trafiquants de fentanyl.

Lors d’une conférence de presse à Surrey, M. Farnworth a déclaré que son ministère croit que quiconque faisant le commerce du fentanyl, selon ses propres termes, «sème la mort».

Une accusation d’homicide involontaire a été déposée à Edmonton l’an dernier à la suite du décès d’un consommateur d’opioïde et, depuis lors, la même accusation a été déposée dans plusieurs cas similaires en Alberta et en Ontario.

Le ministre Farnworth affirme que l’enjeu des peines plus sévères dans les affaires de drogues mortelles a été soulevé lors d’une récente réunion des ministres de la Sécurité publique du Canada.

La police de Vancouver a déclaré que l’enjeu est complexe et que les accusations s’appuieraient sur des circonstances et des preuves spécifiques à chaque cas, mais M. Farnworth soutient que la province est prête à aller de l’avant.

«Nous travaillons sur un lot d’initiatives qui seront dévoilées dans les semaines et les mois à venir», a-t-il déclaré jeudi.

Les chiffres du Service du coroner de la Colombie-Britannique révèlent que le nombre de décès causés par les surdoses de drogues illicites dans la province demeure élevé.

La coroner en chef Lisa Lapointe a déclaré que de nouvelles données révèlent que 1013 personnes sont mortes de surdoses entre janvier et la fin août, soit bien plus que les 982 décès enregistrés pour l’ensemble de l’année 2016.

Plus de 80 pour cent des décès enregistrés cette année sont liés au fentanyl alors qu’en 2012, le fentanyl n’a été détecté que dans 4 pour cent des cas de surdoses mortelles.

La province a décrété l’état d’urgence l’an dernier et a pris des mesures pour tenter de réduire le nombre de surdoses, notamment en facilitant l’accès à la naloxone, un médicament qui renverse les effets des opioïdes.

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