J. Scott Applewhite J. Scott Applewhite / The Associated Press

GENÈVE, Suisse — Israël, Hong Kong et Taïwan ont joint leur voix, mercredi, à celles de plusieurs alliés des États-Unis à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour exprimer leurs préoccupations relativement au décret adopté par l’administration Trump demandant à tout l’appareil gouvernemental de «maximiser» les achats de biens, produits et matériel provenant des États-Unis.

Ces 10 membres de l’OMC, qui comprennent aussi le Canada, le Japon et l’Union européenne, exhortent Washington à continuer d’honorer l’Accord sur les marchés publics de l’OMC.

En vertu de cet accord qui lie les États-Unis et 45 autres pays — principalement européens —, les signataires sont tenus de maintenir leurs marchés d’approvisionnement gouvernementaux ouverts à la compétition étrangère, tout en les rendant plus transparents.

Une responsable des dossiers de commerce à Genève a expliqué que le groupe de pays membres de l’OMC avait ainsi exprimé son désaccord relativement au décret «Buy American and Hire American» signé en avril et dont l’objectif est de «maximiser» l’achat par le gouvernement de biens fabriqués aux États-Unis. Cette responsable a parlé sous le couvert de l’anonymat puisqu’elle n’était pas autorisée à discuter publiquement de ce dossier.

Lors d’une réunion tenue derrière des portes closes, l’Union européenne a fait valoir que des règles d’achat américain plus strictes feraient vraisemblablement hausser les coûts et les délais, sans toutefois créer de nouveaux emplois, a souligné la même source.

La responsable ajoute que le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, soumettra un rapport au président Donald Trump d’ici le 24 novembre, un document qui devrait recommander un renforcement des mesures d’achat américain.

Le représentant américain à l’OMC a expliqué que le décret ne devait pas être interprété de manière à compromettre les obligations américaines en vertu d’accords internationaux existants.

Le président du comité de l’OMC sur les marchés publics, John Newham, a expliqué que les États-Unis avaient offert des informations utiles et que certains pays feraient part de leurs préoccupations à Washington avant le dépôt du rapport prévu à la fin novembre.

Les mesures protectionnistes américaines sont également l’un des principaux points de friction dans les négociations en vue du renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

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