Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau refuse de préciser à quel moment il a appris que Bill Morneau n’avait pas placé d’importants actifs dans une fiducie sans droit de regard lorsqu’il a été nommé ministre des Finances il y a deux ans.

Face aux attaques répétées lors de la période de questions aux Communes, mercredi, M. Trudeau a plutôt accusé les partis de l’opposition de se livrer à de la petite politique.

Pressé de questions, le premier ministre s’est dit persuadé que M. Morneau et la commissaire à l’éthique, Mary Dawson, avaient respecté toutes les dispositions de la Loi sur les conflits d’intérêts.

On a appris récemment par les médias que le ministre des Finances possédait encore environ 40 millions $ en actions dans la société Morneau Shepell, une firme de gestion des ressources humaines et des régimes de retraite fondée par son père. Or, les activités des firmes de ce type sont justement réglementées par le ministère fédéral des Finances.

M. Morneau soutient qu’en 2015, au moment de sa nomination au cabinet, il s’attendait à devoir placer ces actifs dans une fiducie sans droit de regard. On a cependant appris cette semaine que la commissaire Dawson avait plutôt conclu alors que cette mesure n’était pas nécessaire, parce que M. Morneau détient ces actions «indirectement», par le biais de sociétés privées — dont il est par ailleurs propriétaire.

L’opposition conservatrice demande maintenant au premier ministre Trudeau de préciser à quel moment exactement il a appris que son ministre des Finances gérait toujours lui-même sa fortune personnelle alors qu’il dirige le ministère qui chapeaute ce secteur. M. Trudeau a sans relâche évité de répondre à cette question.

M. Morneau a par ailleurs réclamé mardi une nouvelle rencontre avec la commissaire Dawson pour réexaminer sa situation. «Si, à la lumière de cette discussion, vous déterminez que des mesures supplémentaires s’imposent, comme une fiducie sans droit de regard, c’est avec plaisir que je me conformerai à vos nouvelles recommandations», promet M. Morneau dans sa lettre.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!