MONTRÉAL — L’économie du Québec n’est pas seulement en bonne santé, elle est même en «excellente» santé. Et l’Institut du Québec affirme que pour rester sur la bonne voie, il ne faut surtout pas en profiter pour réduire ou suspendre les versements au Fonds des générations.

L’Institut du Québec a publié, vendredi, une étude intitulée «Réalité des finances publiques du Québec et du Canada», qui fait le point sur la santé financière des deux ordres de gouvernement.

Et son message est clair: la poursuite des versements au Fonds des générations demeure la stratégie principale à conserver.

Or, les organisations syndicales, entre autres, revendiquent de réduire, voire parfois de suspendre ces paiements au Fonds des générations, dans le but de mieux financer les services publics qui ont été affectés par des années de compressions budgétaires.

Mais dans une entrevue vendredi, Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut et coauteur de l’étude, fait valoir que le Fonds des générations est une stratégie «payante» et qu’elle ne fait que commencer à l’être.

«Avec le Fonds des générations, ce qui est intéressant, c’est que le rendement dépasse de beaucoup les intérêts payés sur la dette. Donc, c’est comme si vous aviez un compte d’épargne, vous personnellement, et que vous aviez énormément de revenus d’intérêts dans ce compte d’épargne qui dépassaient les coûts de votre hypothèque sur votre maison», a illustré M. Côté.

«C’est une stratégie qui va être payante et qui commence à être payante. Donc, ce n’est peut-être pas le moment de réduire les versements, parce qu’on commence à en voir les bénéfices», juge le coauteur de l’étude.

Ce fonds a d’ailleurs été créé pour réduire le fardeau de la dette du Québec.

Santé générale

Pour ce qui est du portrait général, l’étude conclut à «l’excellent état des finances publiques du Québec».

«L’économie du Québec se trouve à l’heure actuelle en territoire positif. La croissance du PIB (produit intérieur brut) est plus robuste que celle prévue. Depuis un an, il y a une reprise de la confiance des consommateurs québécois. Le chômage a atteint un creux historique», constatent les auteurs.

Et même l’avenir s’annonce rose pour le Québec.

«L’ère des surplus, s’il n’y a pas de changements significatifs dans les dépenses, va perdurer», concluent les auteurs.

Les coauteurs Jean-Guy Côté, Daniel Fields, Simon Savard et Sonny Scarfone ne sont pas aussi enthousiastes au niveau canadien, en raison de l’endettement.

«Il y a un seul contribuable. Le contribuable paie l’endettement fédéral et l’endettement provincial. Le jour où le gouvernement fédéral va vouloir revenir à une stratégie d’équilibre budgétaire, avec ‘dépenses égalent revenus’, il va vouloir aller chercher des revenus supplémentaires. Donc, la question qu’on pose, c’est à quels endroits ils vont aller les chercher. Et c’est le même contribuable qui va finir par payer. Il y a un point d’interrogation là, un point d’interrogation futur», a résumé M. Côté.

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