Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Si le partenariat stratégique de Bombardier avec Airbus pour la C Series devait lui permettre de retrouver un certain équilibre financier, le sort de ses autres avions commerciaux demeure nébuleux.

L’entreprise établie à Montréal est toujours aux prises avec une dette de plus de neuf milliards de dollars américains et veut redevenir un chef de file dans le domaine des avions d’affaires, où la marge de profit est élevée.

Pour ce faire, elle commencera par terminer la mise au point de l’appareil Global 7000 l’an prochain et ensuite celui du Global 8000. Une refonte complète de l’avion Challenger 650 est présentée comme le prochain gros investissement.

Mais qu’adviendra-t-il du biturbopropulseur Q400 et des avions régionaux CRJ? C’est la question que tout le monde se pose, affirme Chris Murray d’AltaCorp Capital.

M. Murray ne croit pas que l’entreprise proposera un autre design pour les CRJ, mais estime qu’elle pourrait choisir d’ajouter de nouveaux moteurs afin de rendre les appareils plus concurrentiels par rapport aux avions E2 de l’avionneur brésilien Embraer.

«Je ne m’attends pas à ce que le programme disparaisse, mais en même temps, je ne m’attends pas à ce qu’il y ait une reprise importante des commandes pour les avions régionaux ou le biturbopropulseur», a-t-il déclaré.

Rolland Vincent, un consultant en aviation ayant déjà travaillé pour Bombardier, pense que l’avionneur ne déboursera pas les sommes élevées nécessaires pour relancer le programme d’avions régionaux tant que les prix du pétrole resteront bas.

«Je ne crois pas qu’ils font beaucoup d’argent avec ces avions, alors tant que le pétrole reste à environ 50 $, il y a probablement très peu d’arguments sur le plan financier en faveur d’une refonte», a-t-il affirmé.

Selon M. Vincent, les dirigeants de Bombardier n’ont plus d’intérêt pour le segment peu rentable de leurs avions commerciaux et répéteront sans doute le même comportement qu’ils ont si souvent adopté par le passé.

«Ils tombent en amour avec une nouvelle technologie, de nouveaux marchés et, après un moment, ils passent à autre chose. C’est une façon de faire qui laisse beaucoup de débris derrière.»

Il pense que Bombardier pourrait éventuellement vendre les programmes du biturbopropulseur Q400 et des avions CRJ, possiblement à la Chine.

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