MONTRÉAL — Un regroupement hétéroclite de médecins, de patients, de gestionnaires du réseau de la santé et de la CSN s’est réuni, lundi, pour proposer quelques pistes de solution pour tenter de régler différents problèmes du réseau de la santé.

Par leurs «15 solutions», ils disent vouloir améliorer l’accès aux soins, réduire le fardeau de tâche et l’épuisement du personnel, assurer une plus grande continuité des services et soins, par exemple.

Les quatre groupes ont rencontré la presse, lundi à Montréal, soit l’Alliance des patients pour la santé, l’Association médicale du Québec, l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux ainsi que la CSN.

Plusieurs de leurs solutions ont toutefois déjà été entendues, comme mettre en place un régime universel et public d’assurance médicaments, valoriser les professions de la santé, revoir le mode de rémunération des médecins, favoriser le travail en équipe et l’interdisciplinarité, mieux financer les soins aux aînés.

Président de l’Association médicale du Québec, le Dr Hugo Viens ne revendique pas plus d’argent dans le réseau. «L’AMQ dit depuis plusieurs années qu’il y a assez d’argent dans le réseau. Ce qu’il faudrait réussir à faire, c’est de rendre les services accessibles et de donner des services de qualité en utilisant des indicateurs qui sont aussi utilisés dans le réseau et qui vont nous permettre de savoir si ce qu’on fait est bien fait et fait de la bonne façon», a-t-il résumé.

Le groupe pose entre autres l’éternelle question de la révision du mode de rémunération des médecins.

«Sans entrer dans un débat sur l’ampleur ou l’importance de la rémunération, on considère qu’à l’intérieur des enveloppes actuelles, on pourrait très bien travailler autrement et rendre le service plus accessible», a opiné le Dr Viens.

«Donc, il y a des économies importantes pour le réseau à travailler autrement, même si tout le monde garde, au niveau de la rémunération, les mêmes enveloppes. Ça se fait avec des économies et on pourrait ensuite réinvestir ces économies-là», croit-il.

Fait à noter, bien que le regroupement parle d’interdisciplinarité et du travail en équipe, des actes délégués et des ordonnances collectives, ni la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente la grande majorité des infirmières et infirmières auxiliaires au Québec — 75 000 membres — ni l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente 52 000 diplômés universitaires et collégiaux dans les laboratoires, imagerie médicale, services psychosociaux, réadaptation, nutrition et prévention n’ont été sollicitées pour faire partie du regroupement.

Reste qu’à un an des élections générales au Québec, le regroupement veut retrousser ses manches et reprend le bâton du pèlerin dans l’espoir d’obtenir les changements souhaités.

Parmi ses autres solutions, on trouve aussi l’augmentation du financement de la santé publique, une décentralisation de la gestion des politiques de santé publique, une cogestion avec le personnel en place.

Il a déjà obtenu un engagement de rencontre avec trois des quatre principaux partis représentés à l’Assemblée nationale afin de présenter ses solutions et d’en discuter. Le seul qui n’a pas encore accepté est le parti au pouvoir.

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