ALEXANDRIA, Va. — Les démocrates ont trouvé plusieurs raisons de célébrer le premier anniversaire de l’une des soirées les plus démoralisantes de l’histoire de leur parti, mardi soir.

Un bond du taux de participation a aidé les démocrates à remporter des victoires dans les courses pour les postes de gouverneurs un an après le tsunami de l’élection de Donald Trump à la présidence et d’un nombre imposant de républicains le 8 novembre 2016.

Leur victoire en Virginie a été particulièrement réjouissante étant donné les similitudes avec les événements de l’an dernier, ayant donné aux démocrates un sentiment de déjà-vu, et la crainte que la stratégie qui a propulsé M. Trump au pouvoir puisse être une formule gagnante à long terme.

Ils n’avaient pas été en mesure de vaincre M. Trump l’an dernier. Mais ils ont pu asséner des coups au «Trumpisme» en Virginie et au New Jersey, mardi soir, avec l’élection de deux gouverneurs démocrates, en plus de la première législatrice transgenre au niveau des États dans l’histoire des États-Unis.

Les parallèles avec l’élection présidentielle de 2016 avaient amené des observateurs à présenter particulièrement la Virginie comme un test du modèle Trump — avec l’idée qu’une victoire républicaine dans cet État aisé baromètre aurait démontré que l’approche guerrière, populiste et nationaliste pouvait l’emporter à peu près partout aux États-Unis.

M. Trump a pris un intérêt particulier dans la course, son compte Twitter étant rempli de messages pour faire sortir le vote. Il a fait référence aux messages des deux partis, incluant des publicités de début de campagne dans lesquelles le candidat démocrate qualifiait le président de «maniaque narcissique».

En Virginie, le lobbyiste bien branché à Washington Ed Gillespie a diffusé des messages teintés de racisme sur le maintien de symboles des États confédérés, l’expulsion de criminels latinos et les gestes de joueurs de football s’étant agenouillés durant l’hymne national.

Les démocrates sont entrés dans la course avec une avance considérable, mais les sondages montraient un resserrement des appuis. Leur message d’une égalité des opportunités économiques a été plongé dans des polémiques sociologiques. Il y avait aussi la crainte d’un manque d’enthousiasme de la gauche. Le candidat démocrate, Ralph Northam, un ancien médecin dans l’armée ayant voté à deux reprises pour George W. Bush, était boudé par certains progressistes.

Lors d’un événement à Washington, il y a quelques jours, d’anciens membres du personnel à la Maison-Blanche sous Barack Obama avaient exprimé la crainte d’une défaite — et de ses impacts potentiels.

«Je n’aime pas ça. (…) Il semble que ces publicités vicieuses fonctionnent», affirmait Tommy Vietor.

Les démocrates ne voulaient surtout pas croire qu’une approche de division ethnique pouvait l’emporter dans un État avec une économie vigoureuse et un taux de chômage de 3,7 pour cent, où Hillary Clinton avait obtenu un score sans précédent l’an dernier.

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