Archives Métro | Chantal Lévesque L’an dernier, les étudiants au doctorat en psychologie ont fait la grève afin de réclamer une compensation financière pour leurs stages.

La Coalition montréalaise pour la rémunération des stages organise aujourd’hui un rassemblement devant le ministère du Travail, à Montréal, pour réclamer que tous les stagiaires soient payés.

Dans le cadre de la révision de la Loi sur les normes du travail actuellement menée par Québec, les étudiants souhaitent que la clause qui permet aux employeurs de ne pas payer les stagiaires soit retirée. «On considère que le travail fait en stage, c’est du travail. On souhaite qu’on abroge de la loi les clauses qui disent que tous les travailleurs doivent avoir un salaire, sauf les stagiaires», explique Alice Lefèvre, étudiante en travail social à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui dit que la Coalition voulait sortir du débat selon lequel certains stages méritent d’être payés et d’autres non.

Mme Lefèvre est elle-même en stage à l’organisme Mères avec pouvoir. «En travail social, on a un seul grand stage. Moi, je fais un stage d’un an à trois jours par semaine, plus le séminaire qui y est associé et les travaux», précise-t-elle.

Il est donc presque impossible pour les étudiants de joindre les deux bouts au cours de cette période, juge-t-elle. «Soit tu travailles à côté, tu n’as aucun jour de congé et tu entres en détresse psychologique, soit tu t’endettes», expose Mme Lefèvre. On voit la rémunération comme une mesure d’accessibilité, car certaines personnes évitent un programme parce qu’elles ne peuvent pas se permettre d’être en stage longtemps.»

L’étudiante estime que le travail qu’elle accomplit en tant que stagiaire est similaire à celui d’un employé régulier. «Le fait d’avoir des stages contribue à perpétuer la pauvreté du milieu communautaire, dit-elle. Les organismes sont sous-financés et s’appuient sur les stagiaires pour accomplir du travail gratuitement.»

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