TORONTO — Le plus grand régime de retraite au Canada milite pour augmenter le nombre de femmes élues sur les conseils d’administration d’entreprises parce que la diversité entraîne de meilleures décisions d’affaires, a fait valoir vendredi le chef de la direction de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC).

«C’est une haute priorité pour nous», a déclaré Mark Machin lors d’un entretien suivant la publication des résultats du deuxième trimestre de l’OIRPC.

«Nous croyons que la diversité favorise la prise de meilleures décisions et je crois qu’une quantité croissante de preuves académiques et pratiques mènent à cette (conclusion).»

Conséquemment, l’OIRPC — qui gère plus de 325 milliards $ pour le compte du RPC — a voté à 34 reprises cette année contre des administrateurs en particulier qui présidaient des comités de nomination de conseils qui n’incluaient pas de femmes dans ses candidats.

Même si aucun des 34 administrateurs ciblés n’a été défait, M. Machin a estimé que l’OIRPC a la responsabilité de faire preuve de leadership et «encouragerait d’autres personnes à faire de même».

Le conseil d’administration de l’OIRPC compte lui-même un nombre égal d’hommes et de femmes parmi ses 12 membres. Il est présidé par Heather Munroe-Blum, une ex-rectrice de l’Université McGill.

M. Machin dit croire qu’il existe un large appui au Canada pour l’égalité de genres, mais il reconnaît qu’il peut s’écouler beaucoup de temps avant qu’un conseil d’administration modifie sa composition. Cela s’explique par diverses raisons, incluant le désir de stabilité et la bonne répartition des spécialités parmi les administrateurs.

«Mais lorsqu’on fait campagne pour cela, je découvre que certains (de ces obstacles) peuvent fondre», a noté M. Machin.

Plus tôt vendredi, l’OIRPC a annoncé une légère hausse de la valeur nette de la caisse du RPC. Il a notamment attribué cette progression à l’amélioration des cours des actions internationales — même si elle a été atténuée par les rendements négatifs des titres à revenu fixe canadiens et des placements en monnaies étrangères.

Les actifs de la caisse totalisaient 328,2 milliards $ à la fin du deuxième trimestre, comparativement à 326,5 milliards $ à la fin du premier trimestre de son exercice 2018.

L’OIRPC a engrangé un bénéfice net de 2,3 milliards $, auquel il faut soustraire les sorties de trésorerie nettes de 600 millions $ du RPC —un programme national financé par les cotisations des employés et des employeurs.

Le portefeuille a généré un rendement net nominal sur 10 ans de 6,9 pour cent, tandis que son rendement net nominal sur cinq ans est de 11,8 pour cent. Ces rendements sont supérieurs au rendement moyen de 3,9 pour cent requis pour que le RPC demeure viable tout au long d’une période prospective de 75 ans.

Par ailleurs, l’OIRPC a indiqué que son rendement du deuxième trimestre avait été amoindri par le raffermissement du dollar canadien.

Le huard a grimpé de 6,6 pour cent vis-à-vis du billet vert américain au cours des six derniers mois, et l’OIRPC ne couvre généralement pas le risque de change par rapport au dollar canadien.

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