VANCOUVER — Une bataille judiciaire entre un fabricant américain de sandales en plastique et une entreprise canadienne de chaussures a atteint un nouveau sommet, alors que les deux entreprises se poursuivent mutuellement devant les tribunaux au Canada, après des dizaines d’années de litige aux États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, l’entreprise américaine Crocs a déposé une poursuite contre Double Diamond Distribution, une entreprise de Saskatoon, l’accusant d’avoir dérobé son design avec ses souliers appelés Dawgs.

Crocs affirme que ses sabots en plastique — son modèle le plus connu avec la sangle à l’arrière — et ses pantoufles avec une doublure en mouton sont protégés par des brevets américains et un certificat d’enregistrement en vertu de la Loi sur les dessins industriels du Canada.

Aucune de ces allégations n’a été prouvée en cour.

L’entreprise américaine demande à ce que Double Diamond lui cède les chaussures ou qu’elle détruise tous les produits qui imitent le design des Crocs. Elle réclame aussi une compensation financière.

Les avocats de l’entreprise travaillent sur le mémoire en défense, a indiqué Steven Mann, président et chef de la direction de Double Diamond. Selon lui, il existe 35 différences entre les deux types de chaussures.

«Ce sont des brevets très faibles. Je ne suis pas très inquiet là-dessus», a-t-il déclaré.

Il croit que son compétiteur a pris une telle décision parce que sa propre entreprise a déposé une poursuite contre Crocs il y a quelques jours devant un tribunal de Saskatoon.

Cette poursuite accuse Crocs d’avoir mal informé ses clients et ses distributeurs depuis 2003 en disant que le Croslite, matériel qu’il utilise pour fabriquer les chaussures, est breveté.

La requête allègue que le matériel n’a jamais été breveté, ce qu’aurait admis l’entreprise américaine dans certains de ses documents financiers.

Encore une fois, aucune de ces allégations n’a été prouvée devant les tribunaux.

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