DA NANG, Viêtnam — Le Mexique s’est montré un fidèle allié du Canada lors du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique, au Vietnam.

Craignant de voir l’Australie et le Japon pousser à fond leurs partenaires afin de conclure une entente de principe sur le Partenariat transpacifique (PTP), le premier ministre Justin Trudeau, s’est tourné vers le président mexicain Eurique Pena Nieto, pour mettre quelques grains de sable dans l’engrenage.

Ce n’est pas pour rien que la première rencontre bilatérale de M. Trudeau en marge du sommet soit avec M. Pena Nieto.

Le Canada souhaite des modifications à l’accord, notamment dans les secteurs de la culture, de la propriété intellectuelle et de l’automobile. M. Trudeau a déclaré samedi qu’il n’avait pas l’intention de «se dépêcher pour conclure une entente».

Alors, lorsque le Japon et l’Australie ont voulu exercer des pressions sur le Canada en disant que les autres membres du Partenariat seront déçus par l’intransigeance canadienne, M. Trudeau savait qu’il pouvait compter sur des alliés, dont le Mexique.

Quand M. Trudeau avait expliqué la situation au président mexicain, celui-ci l’avait rassuré: si le Canada ne signe pas l’accord, le Mexique ne le signera pas non plus, a indiqué un haut responsable canadien.

Selon celui-ci, deux facteurs expliquent l’appui de M. Pena Nieto au Canada: le Mexique n’était pas entièrement à l’aise avec le projet d’accord et le gouvernement canadien s’est rangé derrière Mexico au cours des dures négociations visant la refonte de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena).

Peu après cette rencontre avec M. Pena Nieto, le premier ministre canadien a discuté avec son homologue japonais, Shinzo Abe. Cette rencontre a duré deux fois de plus temps que la précédente, un signe que les discussions ont été plus difficiles.

Le Canada avait demandé cette rencontre par respect à l’égard de M. Abe et des relations canado-japonaises, a dit le responsable canadien. L’intention était de lui expliquer la position canadienne et de l’informer de l’appui mexicain.

La rencontre entre MM. Trudeau et Abe a duré environ 50 minutes pendant que les neuf autres chefs de gouvernement patientaient dans une salle voisine avant le début de la rencontre des 11 pays partenaires du PTP. Plusieurs pensaient qu’il ne s’agissait que d’une simple formalité. Toutefois, lorsque M. Abe est entré dans cette salle, il a refroidi l’enthousiasme de ses partenaires en annonçant l’annulation de la rencontre.

Pendant ce temps, M. Trudeau était resté dans la salle voisine. Le premier ministre canadien a fait l’objet de dures critiques pour sa décision de ne pas participer à la rencontre sur le Partenariat.

Ne pas assister à cette rencontre n’était pas une stratégie de négocier, mais l’idée a produit des résultats encourageants, selon le responsable canadien. Ainsi, les ministres du Commerce ont convenu d’apporter des changements. Selon le responsable canadien, ce revirement s’est déroulé après que l’annonce par la délégation canadienne de son intention de ne pas signer le futur traité s’il n’était pas modifié.

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