THE CANADIAN PRESS

HALIFAX — Un retraité en Nouvelle-Écosse qui lutte pour recouvrer sa plaque d’immatriculation personnalisée après qu’elle eut été jugée inacceptable soutient que les gouvernements autorisent déjà plusieurs noms et phrases potentiellement offensants, et affirme que des plaignants anonymes ne devraient pas être en mesure de lui renier son nom sur sa plaque.

Les autorités néo-écossaises ont retiré la plaque d’immatriculation éponyme de l’homme, plaidant que le nom de famille de Lorne Grabher peut heurter les femmes. Le ministère des Transports faisait valoir que si les origines allemandes de M. Grabher sont connues des autorités, elles ne le sont pas du public.

La plaque — se lisant simplement «Grabher» — avait fait l’objet d’une plainte de la part d’une femme qui la jugeait misogyne.

Dans une déclaration sous serment déposée ce mois-ci en appui à la contestation de la décision en vertu de la Constitution, M. Grabher cite notamment des slogans publicitaires de Halifax Water — qui offre des services de traitement des eaux — tels que «Powerful sh*t» et «Be proud of your Dingle» («Soyez fiers de votre « Dingle »»), ce dernier faisant référence à une tour au bord de l’eau. Il veut ainsi faire valoir le côté arbitraire de telles décisions.

Le combat de M. Grabher est soutenu par le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, établi en Alberta, qui argue que les termes employés dans les réglementations sur les plaques d’immatriculation sont si vagues qu’ils violent la liberté d’expression garantie dans la Charte des droits et libertés.

La cause de M. Grabher sera entendue en septembre 2018.

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