MONTRÉAL — Le fait pour une femme enceinte de souffrir à la fois de diabète et d’hypertension augmente significativement le risque qu’elle en souffre après sa grossesse, selon une nouvelle étude réalisée par une équipe de scientifiques de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et de l’Université McGill.

L’étude révèle également que la présence chez la femme enceinte de l’une des deux pathologies, mais surtout des deux, augmente également les risques pour le père.

Les chercheurs ont passé au crible les dossiers médicaux de 64 000 couples québécois pour comprendre comment chacun de ces troubles gestationnels affecte la santé de la mère dans les années suivant sa grossesse, mais également quels risques ils présentent lorsqu’ils sont combinés.

Une femme enceinte touchée par l’un de ces troubles augmente ses risques de souffrir de diabète par 15; une femme présentant les deux maladies a 37 fois plus de risque de développer un diabète, a dit la principale auteure de l’étude, la docteure Kaberi Dasgupta.

Les risques de souffrir d’hypertension artérielle dans les années suivant la grossesse sont également élevés. Si un diagnostic de diabète ou d’hypertension pendant la grossesse double le risque pour la mère de faire de l’hypertension plus tard, la présence des deux pathologies multiplie par six cette probabilité.

L’étude a cela de novateur qu’elle s’est penchée également sur les pères. Les scientifiques voulaient déterminer si ces troubles gestationnels pouvaient être les signes précurseurs d’un risque chez les pères de développer les maladies à l’avenir, puisque des conjoints vivant sous le même toit ont des habitudes similaires en matière d’alimentation et d’exercice physique, deux déterminants du diabète et de l’hypertension.

La première auteure de l’étude, la docteure Romina Pace, a dit avoir observé que le risque était plus élevé chez le père également. Ce partage du risque est une découverte «importante», a-t-elle ajouté, susceptible de motiver les couples à modifier ensemble leurs habitudes de vie.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le American Journal of Epidemiology.

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