THE CANADIAN PRESS Mohamed Harkat

OTTAWA — Un psychiatre qui traite le suspect de terrorisme Mohamed Harkat depuis huit ans affirme qu’il est peu probable que le réfugié algérien commette un acte de violence.

Durant une audience de la Cour fédérale du Canada portant sur les conditions de libérations de Mohamed Harkat, le Dr Colin Cameron a déclaré que son patient était pour la démocratie et avait exprimé du dégoût pour les attentats terroristes.

Mohamed Harkat, qui est surveillé de près par l’Agence des services frontaliers du Canada, veut obtenir la permission d’utiliser internet à l’extérieur de sa maison et de voyager librement au Canada.

Les autorités ont demandé au tribunal de rejeter ces demandes, soutenant que Mohamed Harkat représente toujours un danger près de 15 ans après son arrestation.

Au terme des deux jours d’audiences, vendredi, la juge Sylvie Roussel a dit vouloir rendre sa décision rapidement sur l’assouplissement ou non des conditions de Mohamed Harkat.

L’homme âgé de 49 ans avait été incarcéré à Ottawa en décembre 2002 parce qu’il était soupçonné d’être un agent dormant d’Al-Qaïda. Il nie toute implication avec des organisations terroristes.

Le gouvernement fédéral tente de déporter l’ancien livreur de pizza en utilisant un certificat de sécurité, un outil juridique permettant de chasser du territoire canadien les présumés terroristes ou espions ne détenant pas la citoyenneté.

Mohamed Harkat dit craindre d’être torturé s’il retourne en Algérie. Selon son psychiatre, il ferait fréquemment des cauchemars à ce sujet.

«Je suis formé pour être très suspicieux envers les gens. Je lui ai posé beaucoup de questions très pointues», a témoigné le Dr Cameron en cour.

Le juge de la Cour fédérale Simon Noël avait statué en 2010 qu’il y avait des raisons de croire que Mohamed Harkat représentait une menace pour la sécurité nationale et qu’il maintenait des liens avec le réseau terroriste associé à Oussama Ben Laden.

L’avocat du gouvernement fédéral, David Tyndale, a cité le juge Noël de manière répétée pour justifier l’importance de demeurer vigilant envers lui.

Mohamed Harkat a été libéré de prison en juin 2006 sous de sévères conditions qui ont été légèrement assouplies par la suite.

Il habite désormais avec sa femme, Sophie, et il a accès à un ordinateur branché à internet chez lui. Il doit se rapporter en personne toutes les deux semaines à l’Agence canadienne des services frontaliers.

S’il veut quitter la région de la capitale nationale, il doit fournir son itinéraire complet cinq jours à l’avance à l’Agence des services frontaliers.

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