TORONTO — Le gouvernement libéral et l’opposition néo-démocrate de l’Ontario ont tous les deux reconnu, samedi, que la situation n’était pas idéale alors que l’Assemblée législative de la province débattait d’un projet de loi qui pourrait mettre fin à cinq semaines de grève dans les collèges ontariens.

Chose rare, le gouvernement a été contraint de convoquer les députés un week-end étant donné que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a refusé d’adopter le projet de loi à la sauvette jeudi et vendredi.

La ministre de l’Enseignement supérieur et vice-première ministre, Deb Matthews, a déclaré devant la Chambre que le NPD retardait indûment le retour des élèves en classe.

Mais la chef des néo-démocrates, Andrea Horwath, a répliqué que le projet de loi du gouvernement ne s’attaquait pas aux racines du problème puisqu’il ne remédiait pas à la précarité des conditions de travail et qu’il laissait en place un système qui ne fonctionne pas.

Les deux camps prévoient que le projet de loi sera adopté durant la fin de semaine et que, si cela se produit, des centaines de milliers d’élèves pourront reprendre leurs cours dès mardi.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), Warren «Smokey» Thomas, a affirmé que son organisation avait tenté de ramener les représentants des collèges à la table des négociations.

Mais Don Sinclair, le chef de la direction du Conseil des employeurs des collèges, a soutenu ne pas avoir eu le message.

«L’équipe de négociateurs des collèges n’a reçu aucune demande de la part du médiateur nommé par la province concernant la tenue de négociations ce week-end», a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Les 12 000 enseignants, moniteurs, conseillers et bibliothécaires sont en grève depuis le 15 octobre.

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