Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — L’hiver 2017-2018 sera tout en montagnes russes, mais blanches, au Québec, si l’on en croit MétéoMédia, qui ramène le spectre «La Niña». Et on devrait avoir un Noël blanc partout au Québec — même à Montréal !

Pour le Québec et l’Ontario, MétéoMédia s’attend à des précipitations de neige au-dessus des normales, peut-être les plus fortes depuis 10 ans, et à des menaces de pluie verglaçante par moments dans les régions du sud. Les températures devraient par contre osciller autour des normales saisonnières — avec peut-être un mois de janvier relativement doux.

En résumé, au Québec, le météorologue Bertin Ossonon croit que décembre sera plus froid, janvier plus doux, puis février froid encore, avec de nombreuses précipitations.

«Et je peux vous assurer cette année que Noël sera blanc partout au Québec, dont à Montréal, ça c’est une certitude», lance avec assurance le météorologue. Pour les scientifiques, «il faut au moins 2 cm de neige au sol au petit matin du 25» pour que l’on puisse parler officiellement de «Noël blanc».

Les régions des Maritimes pourraient aussi connaître des températures plus clémentes cet hiver, avec aussi leur lot de «précipitations mixtes» à l’occasion.

Ailleurs au Canada, des températures plus froides que les normales devraient sévir de la Colombie-Britannique jusqu’en Ontario, prédit Chris Scott, directeur météorologue à MétéoMédia. M. Scott s’attend par ailleurs à des tempêtes de neige jusqu’en mars au pays. Au Nunavut, par contre, le réchauffement climatique des dernières années devrait se solder encore cet hiver par un temps plus doux que la normale.

«La Niña» désigne l’apparition d’eaux plus froides que la normale dans les parties est et centre de l’océan Pacifique, ce qui entraîne des conditions plus humides que la normale durant l’hiver dans l’hémisphère Nord. Car si la chaleur se concentre davantage dans le sud des États-Unis, les vents dominants en haute altitude («courant-jet») auront tendance à faire remonter les systèmes dépressionnaires en provenance du Colorado vers l’est du Canada, explique MétéoMédia.

Dans son élaboration de «l’Aperçu de l’hiver», les météorologues ont analysé trois hivers comparables aux conditions actuelles dans les océans: 2000-2001, 2005-2006 et 2007-2008. MétéoMédia rappelle ainsi qu’en 2005-2006, le Québec a connu 27 bordées de neige et 33 jours de verglas, une tempête de neige record en décembre, mais des pluies records (134 mm) à Montréal, surtout en janvier, mois particulièrement doux.

«L’hiver de 2007-2008 est celui qui se rapproche le plus des conditions actuelles», écrit Joey Olivier, rédacteur web de MétéoMédia. «La majorité des villes du Québec avaient alors connu l’un des hivers les plus neigeux de leur histoire. D’octobre à avril, il était tombé un record de 558 cm de neige à Québec, 457 cm à Trois-Rivières et 376 cm à l’aéroport de Mirabel. Cette année-là, plusieurs entreprises de déneigement ont terminé l’année dans le rouge.»

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