Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — La ministre fédérale de l’Environnement a indiqué lundi qu’un nouvel amendement au Protocole de Montréal devrait permettre de réduire les émissions d’un certain type de gaz à effet de serre qui réchauffe la planète plus rapidement encore que le dioxyde de carbone.

Cet amendement, adopté en octobre 2016 par les pays signataires du Protocole de Montréal, vise à réduire les hydrofluorocarbones (HFC), que l’on retrouve notamment dans les réfrigérateurs, les climatiseurs ou les bombes aérosol.

Catherine McKenna soutient que la ratification de l’«amendement de Kigali» permettra de freiner le réchauffement de la planète «d’un demi-degré Celsius d’ici la fin du siècle».

«L’amendement de Kigali va faire une très grande différence. C’est 0,5 degré de réchauffement qu’on va éliminer», a-t-elle expliqué aux journalistes.

«Alors quand on dit qu’on doit être bien en dessous des 2 degrés dans l’accord de Paris, c’est quelque chose de très important.»

L’amendement de Kigali doit entrer en vigueur en janvier 2019. Il devait être d’abord ratifié par au moins 20 pays, ce qui est maintenant chose faite; le Canada l’a ratifié plus tôt ce mois-ci.

Mme McKenna et l’ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney étaient à Montréal lundi pour souligner le 30e anniversaire du Protocole de Montréal, qui visait à réduire puis éliminer les substances qui réduisent la couche d’ozone, cette couche de la stratosphère qui protège la vie terrestre contre le rayonnement cosmique.

M. Mulroney était premier ministre en 1987 lorsque le Protocole de Montréal a été adopté pour «réparer le trou dans la couche d’ozone».

«Le très honorable Brian Mulroney, avec d’autres conservateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher (l’ex-président américain et l’ex-première ministre britannique) ont pu acheminer un accord ambitieux», a rappelé Mme McKenna.

Depuis son entrée en vigueur en 1989, l’accord a été modifié à plusieurs reprises et compte aujourd’hui près de 200 signataires. Le gouvernement canadien estime que le Protocole de Montréal a permis d’éliminer «plus de 99 pour cent des substances qui contribuaient à l’appauvrissement de la couche d’ozone».

Lors d’une conférence de presse, l’ex-premier ministre Mulroney a déclaré qu’il s’attendait à ce que le président américain Donald Trump change de cap sur l’environnement à long terme.

«Vous savez, on arrive en poste avec certains points de vue, et ensuite, une chose étrange arrive: la réalité s’invite dans le commerce, l’environnement, les impôts et ainsi de suite», a-t-il souligné.

«Je crois qu’il sera touché par la réalité de la gouvernance et le besoin de maintenir d’excellentes relations avec ses voisins et que cela aura une influence sur les décisions qu’il prendra.»

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