MONTRÉAL — Les policiers sont intervenus, lundi à Montréal, pour expulser des professionnels du gouvernement qui étaient venus manifester à l’intérieur de la salle où devait prendre la parole le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) est l’un des rares syndicats des secteurs public et parapublic à n’avoir toujours pas renouvelé sa convention collective avec le gouvernement du Québec depuis le 31 mars 2015.

Quelques dizaines d’entre eux ont donc fait bruyamment irruption, lundi, à l’intérieur de l’hôtel, à l’étage, et certains même à l’intérieur de la salle, où le ministre Barrette devait prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Ils ont manifesté leur présence à coups de klaxons et de divers instruments au son retentissant. Ils ont scandé un slogan disant que face à la «collusion, l’expertise est la solution».

Le service de sécurité ainsi que des policiers les ont escortés à l’extérieur de la salle. Ils sont restés quelques minutes dans le corridor à protester bruyamment.

Au cours d’une entrevue, Véronique Jannard, représentante du SPGQ, a affirmé que la manifestation visait à rappeler à l’ensemble des ministres qu’ils devaient reconnaître l’expertise de leurs professionnels. Un peu comme l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec — qui vient de conclure une entente de principe avec Québec — ils se battent pour que soit maintenue l’expertise au sein des ministères et que ces professionnels soient rémunérés en conséquence.

«On veut rappeler à l’ensemble des ministres, dont le ministre Barrette, que nous sommes toujours en négociation et que l’on souhaite réellement avoir une bonne foi à la table de négo. Il y a de l’argent pour les médecins; il y a de l’argent pour Bombardier. Et actuellement, ce qu’on propose aux professionnels du gouvernement du Québec, ce sont des augmentations en dessous de l’inflation», a critiqué Mme Jannard.

«La seule façon de pouvoir contrer le problème de recrutement, d’embauche, et surtout la collusion, c’est d’investir sur des professionnels» qui veilleront à l’intérêt du public, a-t-elle fait valoir.

Le SPGQ représente au total 24 000 membres, dont 17 130 dans la fonction publique. Il s’agit d’analystes en informatique, de comptables, de chimistes, de biologistes, d’arpenteurs-géomètres, par exemple.

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