Archives Métro

TORONTO — Une nouvelle étude suggère que les motocyclistes en Ontario sont trois fois plus susceptibles d’être blessés dans une collision que les automobilistes. Et les motocyclistes seraient dix fois plus enclins à souffrir de blessures graves qui seront coûteuses à traiter.

La recherche réalisée par des experts de l’Université de Toronto, du Centre des sciences de la santé Sunnybrook et de l’Institut pour les sciences évaluatives cliniques a été publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

Les chercheurs ont suivi des adultes en Ontario qui ont été hospitalisés pour des blessures occasionnées par des accidents de voiture ou de motocyclette, de 2007 à 2013. Ils ont calculé le coût de leurs traitements sur une période de deux ans.

Cette étude révèle que le traitement des blessures à la suite d’un accident de motocyclette en Ontario coûtera en moyenne 5825 $, ce qui représente presque le double du montant des traitements pour les automobilistes, qui est de 2995 $.

«Nous avons observé que les motocyclistes risquaient beaucoup plus d’avoir des blessures graves aux extrémités, d’avoir des extrémités mutilées ou des amputations traumatiques», a déclaré le docteur Daniel Pincus, un résident en orthopédie au Centre des sciences de la santé Sunnybrook, qui est l’un des auteurs.

Le taux de blessure dans les accidents de motocyclette était trois fois plus élevé par rapport aux accidents de voiture — 2194 blessures par année par 100 000 motocyclistes inscrits, contre 718 blessures par 100 000 automobilistes inscrits.

«Lorsqu’une collision survient, les résultats semblent constamment plus dévastateurs pour un motocycliste», a ajouté le docteur Pincus.

Les chercheurs ont observé 26 831 patients blessés dans des accidents à motocyclette et 281 826 autres blessés dans un accident en voiture. Ils ont exclu les patients de l’extérieur de la province.

Selon l’étude, 81 pour cent des patients impliqués dans un accident de motocyclette étaient des hommes, comparativement aux accidents de voiture, où 57 pour cent étaient des femmes.

Les auteurs de l’étude disent espérer que leurs conclusions amènent les autorités concernées à améliorer la sécurité des motocyclistes.

«Malgré plusieurs données accessibles au public indiquant que le risque associé à conduire une motocyclette est beaucoup plus grand que celui associé à conduire une voiture, cela ne s’est pas traduit en une amélioration à la sécurité des motocyclettes», notent les auteurs.

Entre 2000 et 2010, les décès à la suite d’accident de voiture ont diminué de 51 pour cent dans 19 des pays développés. Or, le nombre de décès et de blessures liés à des accidents de motocyclette est demeuré stable pendant la même période.

Selon le docteur Pincus, les statistiques sur les accidents de moto se sont toutefois aggravées en Ontario.

«Le nombre de personnes qui sont mortes après des accidents de motocyclette en Ontario est pire maintenant qu’en 1997», a-t-il tranché.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!