TORONTO — Un demi-million d’étudiants de collèges en Ontario auront la possibilité de se retirer d’un semestre automnal désormais compressé en profitant d’un remboursement complet des droits de scolarité dans la foulée d’une grève de cinq semaines.

Les étudiants auront deux semaines à partir de la reprise des classes, mardi, pour décider s’ils veulent mener à terme leurs cours durant ce semestre, a indiqué lundi la ministre de l’Éducation supérieure, Deb Matthews. Les 24 collèges de la province seront appelés à effectuer ces remboursements, a-t-elle ajouté.

Quelque 12 000 facultés étaient de retour au travail, lundi, après la fin de la grève au cours du week-end en vertu d’une loi spéciale.

Le gouvernement libéral de l’Ontario avait tenté une première fois de faire adopter la loi spéciale de retour au travail, jeudi soir, mais le Nouveau Parti démocratique avait forcé l’assemblée à siéger au cours de la fin de semaine pour débattre du projet de loi, ultimement adopté dimanche après-midi.

Mme Matthews a dit croire que le programme de remboursement était «la bonne chose à faire». Elle a dit croire que les étudiants avaient droit à «une certaine forme de compensation» pour la grève.

Un remboursement similaire des droits de scolarité avait été offert aux étudiants à la suite d’une grève de 18 jours en 2006.

Mme Matthews a indiqué que les étudiants qui décideraient de poursuivre le semestre de l’automne seraient admissibles à un montant de 500 $ pour des frais inattendus en raison du conflit de travail, tels que les frais de garde et de transport.

«J’estime qu’aucune somme d’argent ne pourra compenser l’anxiété vécue par les étudiants tout au long de ce processus», a affirmé la ministre.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Patrick Brown, a appelé le gouvernement à égaler les fonds versés aux étudiants affectés par la grève.

La porte-parole du NPD en matière d’éducation supérieure, Peggy Sattler, a qualifié la compensation de 500 $ d’«absolument inadéquate». En plus des tracas financiers, les étudiants qui décident de poursuivre le semestre font désormais face à la perspective intimidante de compléter cinq semaines de cours dans un calendrier compressé.

Des groupes de défense des droits des étudiants ont souligné le stress associé au fait que des collèges ajouteront plus ou moins deux semaines pour tenter de condenser la matière des cinq semaines sans cours.

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