Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

EDMONTON — Un syndicat représentant 3000 travailleurs des installations de sables bitumineux de Suncor dans le nord-est de l’Alberta veut porter le dossier des tests de dépistage d’alcool et de drogues aléatoires en milieu de travail devant la Cour suprême du Canada.

Ken Smith, le président de la section locale 707A d’Unifor, a déclaré, vendredi, que le syndicat souhaite avoir la permission d’interjeter appel auprès du plus haut tribunal du pays d’une décision rendue par la Cour d’appel de l’Alberta en septembre qui était favorable au géant du secteur de l’énergie.

Selon M. Smith, Unifor veut aussi obtenir une injonction pour empêcher Suncor de procéder à des tests de dépistage aléatoires au cours des prochaines semaines.

Dans un courriel envoyé vendredi, Ken Smith a affirmé qu’il s’agissait d’une question d’intérêt national et que ce type de question relevait de la Cour suprême.

Il a ajouté que le syndicat réclamait l’injonction en se basant sur le droit à la dignité et à la vie privée.

Suncor et Unifor s’affrontent au sujet des tests de dépistage d’alcool et de drogues aléatoires en milieu de travail depuis 2012, moment où l’entreprise a décidé de tester certains de ses employés occupant des postes critiques pour la sécurité.

Le syndicat soutient que ce genre de test enfreint le droit à la vie privée. Il fait aussi valoir que Suncor possède déjà un programme de dépistage pour les travailleurs ayant été mêlés à des accidents ou à propos desquels Suncor a un doute raisonnable.

La majorité des membres d’un tribunal d’arbitrage ont tranché en faveur d’Unifor en 2014, mais une cour du Banc de la Reine de l’Alberta a renversé cette décision deux ans plus tard. L’appel d’Unifor a ensuite été rejeté par la Cour d’appel de la province.

D’après M. Smith, le syndicat espère que la Cour suprême rétablira la décision rendue par le tribunal d’arbitrage il y a trois ans.

Les représentants de Suncor n’ont pas immédiatement commenté les intentions d’Unifor.

Durant les précédentes procédures judiciaires, la compagnie avait présenté des preuves pour plus de 2200 incidents impliquant de l’alcool ou des drogues, mais n’avait pas précisé combien de ces incidents touchaient des employés syndiqués.

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