Métro Le magasin Adidas de la rue Sainte-Catherine Ouest

MONTRÉAL — La ministre québécoise de la Culture, Marie Montpetit, signale que les excuses présentées par Adidas pour les propos tenus par un de ses gérants sur le français, mercredi, ne suffisent pas.

Après avoir été silencieuse pendant deux jours, l’entreprise est sortie de son mutisme pour réagir à la controverse provoquée lors de l’inauguration de sa boutique de la rue Sainte-Catherine, à Montréal, qui s’est faite presque exclusivement en anglais.

Le gérant avait alors prononcé quelques mots en français pour, a-t-il dit, «accommoder la Ville de Montréal et les médias francophones». Ses mots ont trouvé écho jusqu’à l’Assemblée nationale, le premier ministre Philippe Couillard les qualifiant notamment «d’inacceptables».

Dans un courriel à La Presse, Adidas s’est dite «profondément désolée» que les commentaires faits par son employé aient été offensants. L’entreprise se dit engagée à respecter la culture, les coutumes et les langues de chaque ville et pays dans lesquels elle réside.

La ministre Montpetit, également responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, a déclaré samedi qu’Adidas doit également mettre en place «des pratiques pour corriger la situation».

La veille, devant l’absence de réaction de l’entreprise, la ministre avait adressé une lettre au président d’Adidas Canada, Michael Rossi, pour lui «exprimer sa profonde déception» quant à la gestion de cette controverse linguistique sur le plan des communications publiques.

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