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VANCOUVER — L’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a une bonne nouvelle pour tous ceux qui sont un peu nerveux à l’idée de mordre dans un hamburger bien juteux depuis que de la viande de cheval a été découverte dans le boeuf haché européen il y a quelques années.

Des chercheurs d’UBC ont en effet développé une technique permettant d’identifier les produits d’origine animale indésirables dans le boeuf haché à l’aide d’un spectromètre équipé d’un laser et de l’analyse statistique.

Le test d’ADN pouvait déjà révéler la présence d’autres espèces animales dans la viande, mais ne pouvait pas identifier les abats comme le coeur, le foie, les reins et l’estomac mêlés à la viande d’une même espèce. La nouvelle technique d’UBC peut faire les deux.

«Nous croyons que cela pourrait être une façon de combler cette lacune», a affirmé Yaxi Hu, une candidate au doctorat à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation d’UBC et auteure principale de l’étude.

Selon Mme Hu, lorsqu’un produit alimentaire a peu de valeur sur le marché, il y a des risques que des entreprises peu scrupuleuses décident de le mélanger à d’autres produits dont la valeur est plus élevée. Étant donné que la consommation d’abats est plutôt faible en Amérique du Nord, les étudiants ont présumé qu’ils pouvaient être dissimulés dans la viande.

L’étude n’a pas permis d’établir si ce subterfuge avait réellement été utilisé, mais elle a jeté les bases pour que les produits du boeuf vendus dans les supermarchés canadiens fassent l’objet de tests dans le cadre de futures recherches.

Yaxi Hu et ses collègues ont plutôt conçu leurs propres échantillons de viande en mêlant boeuf et abats avant de pointer le spectromètre sur leurs créations.

Les produits d’origine animale ont différentes compositions chimiques alors leurs molécules ne réagissent pas de la même manière à l’énergie du laser. Le spectromètre capte leurs réactions qui sont ensuite sauvegardées dans une base de données pouvant être utilisée pour comparer les échantillons.

Mme Hu a indiqué que la technique n’était pas trop complexe et qu’elle pourrait être facilement adoptée par l’industrie et le gouvernement, qui n’auraient besoin que d’un spectromètre et d’un logiciel pouvant accéder à une base de données d’images spectrales.

«Notre base de données peut être transférée à beaucoup d’autres endroits et ils pourraient l’utiliser pour voir quel genre de produits ils ont, s’ils sont authentiques ou altérés», a-t-elle indiqué.

L’étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Mitacs et le Peter Wall Institute of Advanced Studies.

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