THE CANADIAN PRESS

La directrice générale du Conseil québécois LGBT, Marie-Pier Boisvert, s’est dite «agréablement surprise» du discours prononcé par Justin Trudeau. Elle aurait toutefois espéré une annonce d’actions concrètes pour lutter contre l’homophobie et la transphobie. Métro lui a parlé.

Quelles sont vos impressions quant aux excuses offertes par M. Trudeau?
Je suis contente et agréablement surprise de l’ampleur des excuses. J’avais l’impression que se serait succinct, mais ça ratissait large. On ne faisait pas état seulement des discriminations vécues dans l’armée et la police, mais aussi des effets de la colonisation sur les cultures autochtones et bispirituelles. J’ai été surprise aussi qu’il mentionne qu’on s’assurerait que ce bout de l’histoire canadienne ne serait pas oublié et appris par nos jeunes.

Vous attendiez-vous à plus?
Je m’attendais peut-être à une annonce budgétaire, sur un investissement dans la lutte à l’homophobie et la transphobie. J’aurais aimé que le premier ministre mentionne que dans certaines provinces, dont le Québec, la discrimination est encore présente dans la loi. Notamment pour les personnes trans qui n’ont pas la citoyenneté canadienne et qui ne peuvent pas changer leurs documents.

Craignez-vous que les actions concrètes tardent à venir?
On tarde à voir des actions posées plus près des communautés LGBTQ. On a un secrétariat aux affaires LGBTQ à Ottawa, mais c’est à l’interne. On n’a pas de détails sur ce que sont ses actions. On se demande encore comment on va mettre en application le projet de loi C-16, adopté l’an dernier, qui vise à prévenir la discrimination envers l’identité de genre. Je crois qu’on va attendre encore un petit bout de temps avant de voir des actions.

Le projet de loi déposé et les compensations financières sont-ils suffisants?
Effacer les casiers judiciaires, c’est extrêmement positif, mais ça fait longtemps que ça aurait dû être fait. Pour les compensations financières, on pourrait dire que ce n’est jamais assez, vu que les vies ne seront pas réparées. Mais ceux qui portent le recours collectif n’auraient pas accepté s’ils n’étaient pas satisfaits.

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