THE CANADIAN PRESS

Réuni vendredi à Montréal, le conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame au gouvernement fédéral un tiers des futurs revenus liés à la légalisation du cannabis prévue le 1er juillet 2018.

«Il y a trois gouvernements impliqués dans ce dossier. On doit être trois gouvernements à décider et trois gouvernements aussi à se partager les recettes des taxes qui seront perçues», a clamé le président de l’UMQ et maire de DrummondvilleAlexandre Cusson.

Pour justifier cette prise de position, l’UMQ évoque des dépenses liées «à l’ajustement des services municipaux», mais surtout à la formation des policiers. Celle-ci, selon l’évaluation faite par ce regroupement, pourrait coûter «jusqu’à 10 000$ par policier».

«On doit s’assurer que les forces de l’ordre aient la capacité de gérer les impacts. C’est ce que la population attend, a pour sa part souligné la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Ces sources de revenus vont nous donner les moyens de nos ambitions.»

Pour l’UMQ, qui rejette l’idée d’une taxe municipale, les revenus doivent donc être distribués équitablement entre le fédéral, les provinces et les municipalités. «On ne taxera pas sur une base municipale les citoyens pour remplir une promesse fédérale. Les fonds doivent venir avec», a précisé M. Cusson.

«C’est nous, au niveau municipal, qui sommes sur la ligne de front. On va gérer les impacts sur le terrain, donc on veut être considéré dans la question des redevances pour qu’on soit bien outillé.» – Valérie Plante, mairesse de Montréal

À ce jour, cette solution n’a pas encore trouvé grâce auprès du gouvernement de Justin Trudeau. Alors que celui-ci a fait adopter lundi le projet de loi visant à la décriminalisation de la marijuana, Ottawa avait proposé, début octobre, une répartition moitié-moitié, entre le fédéral et les provinces, des redevances. Charge ensuite aux provinces d’évaluer les besoins des municipalités, laissait entendre l’administration fédérale.

Les municipalités du Québec ont également fait valoir leur souhait d’être consultées pour l’implantation des prochains lieux de vente.

«Il faudra s’assurer que non seulement on respecte les règles urbanisme avant d’ouvrir une succursale, mais il faut aussi consulter les municipalités sur le choix de l’endroit, a expliqué M. Cusson. Ça peut avoir un impact social. Il ne faut pas choisir n’importe quel quartier, n’importe quel coin de rue. Personne n’est mieux placé que les élus municipaux qui sont sur le terrain. »­

«On doit aussi faire partie de l’équation car on est un gouvernement touché par cette réalité-là.» – Alexandre Cusson, président de l’UMQ

L’UMQ compte faire entendre sa voix en commission parlementaire, mardi. Un mémoire, avec les différentes revendications des maires québécois, y sera déposé.

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