Adrian Wyld/La Presse canadienne Jonathan Vance

OTTAWA — Le commandant en chef de l’armée canadienne dit ne pas être pressé à envoyer des militaires canadiens pour des missions de maintien de la paix à l’étranger.

Le général Jonathan Vance a aussi indiqué que le coût sera l’un des éléments clés du choix des missions qui seront données aux Canadiens.

Le chef de l’État-Major des Forces armées a exprimé ces commentaires quelques semaines après que le gouvernement canadien eut offert aux Nations unies des hélicoptères et des avions de transport, ainsi qu’une force d’intervention rapide de 200 militaires.

Le gouvernement canadien n’a pas indiqué l’endroit ou le moment du déploiement des futurs casques bleus, affirmant qu’il veut en laisser la responsabilité à l’ONU.

Ottawa a toutefois confirmé qu’un avion de transport C-130 Hercules sera envoyé à Entebbe, en Ouganda. L’appareil permettra de transporter des troupes et des équipements pour sept différentes missions sur le continent africain.

Au cours d’une entrevue accordée à La Presse canadienne, le général Vance se refuse de spéculer sur la date d’un déploiement. Pour lui, cela n’est pas matière à urgence.

«Je ne suis pas pressé de fournir des choix au gouvernement qui mettraient des Canadiens dans le trouble et ne permettraient pas de résoudre des problèmes, a-t-il déclaré. Cela ne m’intéresse vraiment pas. Il n’y a personne portant un uniforme qui sera prêt à ce qu’on prenne une décision rapide uniquement pour recevoir une quelconque tape dans le dos.»

En ce qui concerne le C-130, l’officier supérieur se contente de dire que l’appareil sera déployé le plus rapidement possible, mais il ne peut pas préciser une échéance.

Ces déclarations du commandant en chef seront vraisemblablement mal accueillies à l’ONU et à l’étranger. La frustration grandit parmi le personnel onusien et certains diplomates étrangers devant l’inertie canadienne.

Selon le général Vance, l’analyse des futures missions est comme un casse-tête à compléter. Les planificateurs militaires doivent faire correspondre le type d’armes et de militaires aux besoins de l’ONU.

L’argent peut être un facteur, ajoute-t-il puisque le gouvernement ne l’a autorité à un contingent maximum de 600 militaires et à une enveloppe budgétaire de 500 millions $.

«On ne sera peut-être pas capable d’envoyer nos troupes avec toute la force de protection, le soutien médical et logistique nécessaire tout en respectant le budget», a-t-il souligné.

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