OTTAWA — Il faudra patienter avant de voir la Chine joindre l’alliance mondiale pour éliminer la production d’électricité au charbon, a reconnu jeudi la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna.

La ministre effectue une visite de quelques jours dans ce pays pour tenter d’intensifier la collaboration entre le Canada et la Chine dans la lutte contre les changements climatiques.

Mme McKenna a lancé cette alliance à la mi-novembre avec son homologue britannique dans le cadre de la dernière Conférence des Nations unies sur le climat (COP23) qui s’est déroulée à Bonn en Allemagne.

L’alliance rallie pour l’instant 27 pays, États, provinces et villes, mais pas les plus grands pollueurs.

La Chine et l’Inde font partie des plus grands consommateurs de charbon sur la planète.

La ministre McKenna compte aborder cette question avec son homologue chinois vendredi.

«C’est peut-être pas possible de se joindre maintenant, mais je sais qu’il y aura peut-être une aspiration à se joindre (plus tard)», a-t-elle affirmé lors d’une téléconférence depuis Shanghai.

Les investissements du gouvernement chinois pour le développement d’énergies renouvelabes en font foi, à son avis. «Ils travaillent très fort pour éliminer le charbon, pas seulement parce qu’ils veulent s’attaquer aux changements climatiques, a-t-elle noté. C’est un problème de qualité de l’air ici en Chine.»

Le charbon, une source d’énergie polluante, est responsable de plus de 40 pour cent des émissions mondiales de dioxyde de carbone.

La ministre McKenna dirige également une mission commerciale lors de sa visite en Chine avec des entreprises canadiennes spécialisées dans les domaine des technologies vertes.

Sa visite dans ce pays se prolonge alors que celle du premier ministre Justin Trudeau se termine. Le Canada et la Chine ont émis une déclaration conjointe lundi pour s’engager à mettre en oeuvre l’Accord de Paris sur le climat. Un «accord irréversible» et «qui ne fera pas l’objet de nouvelles négociations», peut-on lire dans cette déclaration.

La visite du premier ministre devait permettre d’entamer des négociations pour un accord de libre-échange entre le Canada et la Chine, mais elles n’ont finalement pas eu lieu.

Le Canada a exigé que les négociations abordent des enjeux comme les droits des femmes, le travail et la protection de l’environnement, ce qui a retardé le début de pourparler formels.

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