Rogerio barbosa/La Presse Canadienne Léo Bureau-Blouin

La candidature de Léo Bureau-Blouin, officialisée mercredi en présence de Pauline Marois, apporte des munitions aux libéraux, et Jean Charest n’a pas tardé à les utiliser.

En joignant le Parti québécois (PQ), Léo Bureau-Blouin apporte de l’eau au moulin du parti libéral, qui associe le conflit étudiant au parti de Mme Marois. Selon M. Charest, cela vient «consommer le mariage entre le PQ et le mouvement étudiant du printemps dernier».

M. Charest a aussi associé M. Bureau-Blouin au non-respect d’un principe qu’il définit comme un droit fondamental, à savoir le libre accès des étudiants à leur salle de classe. En acceptant le candidat, le PQ démontre ainsi que sa vision politique est basée sur le chaos, selon le premier ministre.

Cette réaction est survenue quelques heures après que M. Bureau-Blouin et Mme Marois eurent officialisé la candidature du jeune homme aux prochaines élections dans la circonscription de Laval-des-Rapides.

Si Léo Bureau-Blouin n’a rien perdu de son aisance, les observateurs n’ont pas manqué de noter qu’il a toutefois pris soin de laisser son carré rouge à la maison.

«Les convictions que j’ai défendues en tant que représentant étudiant [de la Fédération étudiante collégiale du Québec], je continuerai à les défendre en tant que candidat du Parti québécois (PQ) et en tant que député, j’espère», a-t-il déclaré avant d’ajouter que cela peut se faire avec ou sans carré rouge.

Dans un hypothétique gouvernement péquiste, M. Bureau-Blouin souhaiterait abolir la hausse des droits de scolarité et la Loi 78. Par la suite, il mise sur un sommet sur l’Éducation pour trouver un consensus.

«Ma conviction est que les droits doivent être les plus bas possible, et un gel est une façon d’atteindre cela», a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’il était ouvert au compromis.

Conscient que sa candidature est atypique – en cas de victoire, il deviendrait le plus jeune député jamais élu au Québec –, il croit toutefois pouvoir avoir un impact positif sur la place des jeunes en politique.

Selon Mme Marois, les candidatures péquistes démontrent que son parti est celui de toutes les générations.

Marc Demers, candidat péquiste aux deux dernières élections dans Laval-des-Rapides, a insisté sur le fait que M. Bureau-Blouin n’a pas été imposé, mais bien qu’il a lui-même choisi de lui céder sa place.

Lutte serrée

  • M. Bureau-Blouin affrontera Alain Paquet, ministre délégué aux Finances, qui avait remporté la circonscription avec seulement 1 365 voix d’avance.
  • La dernière victoire péquiste dans cette circonscription remonte à 1998, avec Serge Ménard.

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