MONTRÉAL — Tout porte à croire que le nombre de personnes ayant reçu une transplantation au Québec en 2017 sera plus élevé qu’en 2016.

En date du 30 novembre, 469 personnes avaient pu bénéficier d’une transplantation dans un hôpital québécois. Pour l’ensemble de l’année 2016, ce chiffre était à peine plus élevé, à 480. Un sommet avait été atteint en 2015 avec 507 personnes transplantées.

En entrevue à La Presse canadienne, Louis Beaulieu, le directeur général de Transplant Québec, s’est réjoui de ce bilan, ajoutant que la liste d’attente pour les transplantations avait également diminué en 2017 comparativement à l’an dernier.

La transplantation de reins demeure l’opération la plus répandue, représentant plus de la moitié des transplantations réalisées dans la province.

Mais c’est également pour ce type de transplantation que la liste d’attente est la plus longue, mentionne M. Beaulieu.

Sur les 469 personnes qui ont bénéficié d’une transplantation en 2017, le directeur général de Transplant Québec estime que l’opération a permis de sauver la vie d’environ 200 patients. «Et pour les autres, on leur a permis de quitter la dialyse», se réjouit-il.

Grâce aux seules greffes de reins, Transplant Québec évalue les économies réalisées pour le système de santé québécois à au moins 15 millions $ annuellement.

«Le don, ça sauve des vies et en plus, c’est rentable», résume M. Beaulieu.

Ces succès ont été rendus possibles grâce à un véritable changement de mentalité qui s’est opéré dans la société québécoise au cours des dernières années. Tant le personnel médical que le public sont davantage conscientisés au don d’organes, estime M. Beaulieu.

Il explique que davantage de médecins et d’infirmières ont suivi des formations sur le don d’organes et les transplantations. Les efforts de coordination lorsqu’un don est effectué sont également plus efficaces, mentionne-t-il.

Transplant Québec espère que d’ici 2021, 700 personnes pourront bénéficier annuellement d’une transplantation au Québec. L’organisme croit également être en mesure de diminuer du tiers le temps d’attente pour recevoir un coeur, un poumon ou un foie.

Actuellement, plus de quatre Québécois sur dix ont donné leur consentement pour que leurs organes soient prélevés en cas de décès, ce qui représente environ trois millions de personnes.

Selon Louis Beaulieu, les réunions de famille à l’occasion des fêtes de fin d’année sont une magnifique occasion d’aborder le sujet. «C’est sûr que ça nous oblige de parler de notre mort, mais on peut le voir autrement aussi. C’est un don de vie qu’on fait. On peut sauver jusqu’à huit personnes.»

Trois moyens pour exprimer son consentement pour le don d’organes et de tissus:

1- L’inscription au Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Régie de l’assurance maladie du Québec

2- La signature de l’autocollant au dos de la carte d’assurance maladie

3- L’inscription au Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec

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