QUÉBEC — Les frais scolaires devraient être mieux balisés et regroupés en une seule facture, selon la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), qui ne va pas jusqu’à demander leur abolition.

La fédération répondait ainsi au ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, qui lui avait demandé en septembre de se pencher sur la question des frais abusifs facturés aux parents.

Le Québec a comme principe général d’offrir la gratuité scolaire à tous les jeunes de 5 à 18 ans, mais la Loi sur l’instruction publique permet aux écoles d’envoyer des factures aux parents pour différents services.

Par exemple, la surveillance pendant l’heure du dîner est gratuite dans certaines écoles mais s’élève à 900 $ par enfant par année dans d’autres.

La présidente de la FCPQ, Corrine Payne, a affirmé lundi, en conférence de presse à Québec, que les parents s’attendaient à plus «d’encadrement». Elle a dit toutefois s’en remettre à la bonne volonté des acteurs du réseau.

«On met le plancher pour tout le monde et pour le plafond, ça va être à chaque milieu, à chaque école d’établir c’est quoi le plafond», a-t-elle dit.

Pour qu’ils soient considérés comme acceptables, les frais scolaires doivent être «directs, supplémentaires et significatifs», recommande la FCPQ, sans apporter de précisions.

Si les frais ne passent pas ces «filtres», ils ne devraient pas être facturés aux parents, a ajouté Mme Payne, qui souhaite que les pratiques soient «uniformisées» à travers le Québec. Il est possible de le faire, selon elle, à très court terme et sans changer la loi.

La FCPQ demande également à ce que tous les frais soient regroupés en une seule facture, pour aider les parents «à mieux comprendre ce qu’ils ont à payer». «Il y a eu le bulletin unique, les plans d’intervention uniques. Le dernier outil qu’ont besoin les parents, c’est la facture unique», a déclaré sa présidente.

Mme Payne a ajouté avoir rencontré le ministre et être «confiante» qu’il va «mettre de la chair autour des os». M. Proulx a pour sa part indiqué vouloir lire le rapport d’abord.

Cette réflexion sur la gratuité scolaire survient alors qu’un vaste recours collectif a lieu contre 68 commissions scolaires au Québec.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui devait aussi participer à la réflexion sur les frais scolaires, s’est retirée la semaine dernière parce qu’elle craignait de s’incriminer.

L’action collective a été entreprise par une mère de famille de Saguenay, mécontente d’avoir dû débourser des sommes qu’elle juge illégales pour les fournitures scolaires de ses enfants qui vont à l’école publique.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!