Andrew Vaughan Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

HALIFAX — Les premiers ministres des provinces de l’Atlantique se demandent si leur région pourra s’approvisionner en cannabis avant l’entrée en vigueur de la loi qui légalisera la marijuana, le 1er juillet.

À l’issue de leur rencontre, lundi à Halifax, les quatre premiers ministres ont demandé au gouvernement fédéral d’accélérer la délivrance des permis aux producteurs et distributeurs.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a soutenu qu’Ottawa avait la responsabilité d’assurer un approvisionnement adéquat aux provinces, qui s’occuperont ensuite de la vente au détail.

Son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, a rappelé que sa province avait conclu une première entente avec un producteur, mais que la marijuana ne sera pas prête avant 2019.

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Wade MacLauchlan, a plaidé qu’il en va de la santé publique et de la sécurité des consommateurs, qui doivent être assurés d’acheter des produits fiables.

En Nouvelle-Écosse, seulement deux producteurs ont jusqu’ici obtenu leur agrément de Santé Canada, mais ils n’ont pas encore reçu leur permis de vente. Le premier ministre McNeil craint que le marché noir et le crime organisé ne conservent leur mainmise sur ce commerce.

Les premiers ministres ont par ailleurs indiqué que les quatre provinces allaient tenter de fixer des prix communs, afin d’éviter le commerce interprovincial, qui existe déjà dans le secteur de l’alcool.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a estimé qu’il faudrait trouver un juste équilibre pour neutraliser le marché noir sans encourager les jeunes à consommer.

Les premiers ministres des provinces de l’Atlantique ont aussi discuté lundi de la possibilité d’adopter des taux de salaire minimum communs. Ils ont aussi souhaité que la réforme de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale permette aux projets énergétiques d’aller de l’avant rapidement.

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