WASHINGTON — Des législateurs du parti de Donald Trump favorables au libre-échange tentent leur chance à l’extérieur de Washington, recherchant de l’aide pour convaincre le président de ne pas prendre de mesures qui pourraient anéantir l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Ces législateurs républicains s’inquiètent de voir le président, au début de l’année prochaine, concrétiser sa menace de lancer le processus de retrait de l’ALÉNA comme tactique de négociations, ce qui pourrait entraîner, selon eux, des conséquences économiques et politiques imprévisibles à travers le continent.

Ils demandent à des Américains influents de faire entendre leur voix.

Un législateur républicain a estimé lors d’une conférence, mardi, que la décision reviendrait ultimement à trois personnes: M. Trump, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, et le représentant au commerce Robert Lighthizer.

Will Hurd a affirmé qu’il n’y avait selon lui qu’un seul groupe de personnes qui pourrait avoir une quelconque influence sur ces trois décideurs — une puissante cohorte demeurée à l’écart et dans le déni quant à la menace réelle pesant sur l’ALÉNA.

M. Hurd a appelé Wall Street à l’action.

«Je crois qu’il y a une chose qui influencerait ces trois personnes qui prendront cette décision. Et ce sont les marchés», a dit M. Hurd, un ancien agent de la CIA, désormais membre du Congrès pour un district le long de la frontière entre le Mexique et le Texas.

«Je reviens de New York, après avoir parlé à beaucoup de personnes dans la haute finance. Aucune d’entre elles ne croit qu’il y a un problème. Et tout le monde estime que l’ALÉNA 2.0 sera signé», a-t-il relaté.

M. Hurd a soutenu que les marchés avaient tendance à réagir à la traîne de quelques mois en ce qui a trait aux menaces politiques. Ce pourrait être le cas concernant l’ALÉNA, selon lui, d’autant plus qu’il y aurait actuellement un faux sentiment de sécurité émanant des réductions importantes de l’impôt des entreprises sur le point d’être adoptées aux États-Unis.

Une dirigeante d’un grand constructeur automobile était présente à la conférence, et elle a souligné que le secteur automobile avait tenté d’éveiller les consciences, mais que l’administration Trump ne voulait pas entendre.

«Nous avons du mal à être entendus par ces trois personnes. Je crois qu’aucune affirmation de notre part ne résonne à leurs oreilles», a-t-elle déploré.

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