MONTRÉAL — L’une des pluies d’étoiles filantes les plus intenses de l’année illuminera le ciel cette nuit.

Les Géminides atteindront leur apogée vers 1h30 dans la nuit de mercredi à jeudi et devraient offrir un spectacle somptueux.

Avec un ciel dégagé, jusqu’à une centaine d’étoiles filantes pourront être observées en l’espace d’une heure.

Il faudra bien évidemment que la météo se mette de la partie et que la tempête cesse avant la tombée de la nuit pour permettre aux météores de ravir les yeux des astronomes amateurs.

Bien que moins connues que les Perséides, les Géminides offrent un tableau tout aussi intense, voire plus.

Les météores appartenant à l’essaim des Géminides entrent dans l’atmosphère à une vitesse d’environ 35 kilomètres par seconde, soit deux fois plus lentement que lors des Perséides. En entrevue à La Presse canadienne, Sébastien Giguère, coordonnateur scientifique à l’AstroLab du Parc national du Mont-Mégantic, explique que les traînées lumineuses des Géminides sont donc plus lentes et plus faciles à observer.

Des étoiles filantes appelées «rasantes» devraient parcourir le ciel en début de soirée. «Elles peuvent être plus longues puisqu’elles vont frapper l’atmosphère de la Terre avec un angle très ouvert, un peu comme des galets qu’on va lancer sur l’eau pour les faire rebondir, ce qui laisse des traînées encore plus longues.»

Plus la nuit avancera, plus les yeux tournés vers le ciel devraient se noyer dans des scintillements lumineux. La constellation des Gémeaux — d’où émanent les Géminides — se lèvera à l’est en début de nuit. «Puis, en milieu de nuit, elle sera directement au-dessus de nos têtes», mentionne M. Giguère.

La Lune ne se lèvera qu’en fin de nuit, ce qui devrait faciliter les observations. Reste à se débarrasser de la pollution lumineuse et à bien s’emmitoufler pour qu’un spectacle d’une rare beauté fasse oublier la nuit glaciale à tous les observateurs aguerris.

Tous les mois de décembre, à quelques jours de Noël, le ciel scintille donc de mille feux pendant environ trois nuits. Mais alors que la plupart des pluies d’étoiles filantes sont dues à des poussières cosmiques semées par des comètes, les Géminides doivent leur existence à un astéroïde, nommé 3200 Phaéton.

Une aura de mystère entoure, encore aujourd’hui, ce phénomène. «L’hypothèse dominante, c’est que cet astéroïde serait le noyau d’une comète morte», soutient Sébastien Giguère.

Une origine insaisissable qui enveloppera cette nuit dans un halo d’autant plus magique.

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