OTTAWA — Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) dit avoir conclu une entente à l’amiable relativement à une poursuite pour discrimination et harcèlement intentée par cinq employés cette année.

Le SCRS a indiqué que l’entente avait été conclue avec l’aide d’un médiateur.

Le directeur de l’organisme, David Vigneault, a soutenu que l’entente était «avantageuse pour toutes les parties en cause». M. Vigneault a affirmé qu’aucun détail ne serait dévoilé.

Les employés alléguaient dans les documents déposés à la Cour fédérale que l’administration avait créé un environnement de travail miné par de la discrimination, du harcèlement et de l’intimidation tolérés par la haute direction.

Le mois dernier, le SCRS avait demandé à la cour de rejeter la poursuite, disant que l’organisation n’avait jamais exercé ou toléré de la discrimination à caractère religieux, utilisé des surnoms désobligeants ou soumis des membres du personnel à des représailles.

Par communiqué, jeudi, M. Vigneault a dit «tenir fermement à diriger un organisme où chaque employé fait la promotion d’un milieu de travail exempt de harcèlement et propice au traitement équitable de tout un chacun».

«Dorénavant, le Service veillera à ce que le comportement de tous ses employés reflète les principes énoncés dans le Code de conduite des employés, à savoir le respect de la démocratie, le respect d’autrui, l’intégrité, la saine gestion et l’excellence professionnelle», a-t-il ajouté.

Les cinq employés avaient allégué avoir subi pendant des années du harcèlement toléré par leurs superviseurs. Ils ont tous affirmé que le harcèlement vécu au fil des ans leur a notamment fait développer des dépressions et de l’anxiété.

Une femme affirmait qu’elle devait faire approuver ses activités personnelles et religieuses par ses superviseurs après qu’elle eut commencé à porter le hijab et ce, malgré avoir obtenu les accréditations de sécurité.

Un homme gai ayant un conjoint musulman avait allégué qu’un collègue avait écrit dans un courriel en octobre 2015 de faire attention à «ne pas être décapité par sa belle-famille musulmane dans son sommeil étant donné qu’il est gai».

Une enquête menée au printemps dernier par une firme indépendante au sein de l’agence à Toronto a conclu à un climat généralisé de favoritisme et de discrimination — mais aussi de découragement au sein des troupes.

Un résumé du rapport d’enquête a été rendu public à la fin octobre. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait alors parlé d’allégations extrêmement graves, et promis que le gouvernement prendrait les mesures qui s’imposent pour mettre fin à de tels comportements. Il avait aussi indiqué que le directeur du SCRS, David Vigneault, avait pris ce dossier en mains.

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