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En cette année électorale, les réinvestissements seront sûrement au rendez-vous du prochain budget provincial, notamment en éducation. Même si ces cadeaux préélectoraux donneront un peu d’air frais aux écoles, seront-ils suffisants pour faire face à leurs défis financiers?

Des frais à disparaître?
Visées par une action collective contre les frais réclamés aux parents, les commissions scolaires du Québec devront décider si elles continuent de facturer certains frais à la prochaine rentrée. Bien que le jugement ait peu de chance d’être rendu en 2018, chaque nouvelle année scolaire qui s’écoule est visée par l’action collective. Ainsi des frais chargés à la rentrée 2018 pourrait devoir être remboursés dans le cas où la cour trancherait contre les commissions scolaires. Pour se protéger, certaines commissions scolaires pourrait annuler des frais et, ce faisant, des activités.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, avait demandé aux commissions scolaires de lui indiquer ce qu’elles considérait comme des frais acceptables ou non, afin de définir des balises. Toutefois, celles-ci se sont retirées du processus, de peur de que leurs propos soient retenus contre eux dans le recours. Le ministre pourrait donc établir lui-même de nouvelles normes avant la rentrée.

Des taxes électorales
Le ministre Proulx a déposé en décembre le projet de loi 166 sur la réforme de la taxation scolaire, qui accorde une exemption de taxe sur 25 000$ de la valeur de leur propriété, ainsi qu’une uniformisation de la taxe par région. Si le projet de loi est adopté, aucune commission scolaire ne pourra modifier sa taxe avant la rentrée 2019, ce qui pourrait en faire l’enjeu principal des élections scolaires prévues en novembre prochain.

Rappelons que les associations des commissions scolaires francophones et anglophones ont demandé au gouvernement de reporter les élections scolaires, puisqu’elles seront dans l’ombre du scrutin provincial d’octobre. Les élections scolaires de 2011 avaient été annulées pour être reprises en 2014, ce qui n’a pas empêché le taux de participation d’atteindre un creux historique à 4,85%.

Violences sexuelles
L’année 2017 des cégeps et universités a été marquée par le dossier des violences sexuelles sur les campus, avec des audiences publiques, mais également le dépôt d’un projet de loi. Les différentes institutions ont toute l’année pour se doter d’une politique pour combattre les violences à caractère sexuelles. Ainsi, il sera intéressant de voir si l’approche adoptée par les gouvernances scolaires sera à la hauteur des attentes des différentes associations étudiantes. Alors que certaines d’entre elles ont décrié le projet de loi de la ministre Hélène David, plusieurs batailles internes sont à prévoir autour de cet enjeu.

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