SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Une militante inuite du Labrador, dont les problèmes d’insuffisance hépatique aiguë ont déclenché un débat national au sujet des politiques de transplantation d’organes en Ontario, vient d’obtenir son congé de l’hôpital à la suite de ce que ses proches qualifient de «miracle de Noël».

Delilah Saunders, 26 ans, a reçu son congé de l’unité des transplantations de l’Hôpital général de Toronto et s’apprête à rentrer à Terre-Neuve pour sa convalescence.

Delilah Saunders affirme avoir vécu une guérison «miracle» depuis qu’elle a reçu son diagnostic d’insuffisance hépatique aiguë il y a environ deux semaines. Selon les médecins, il semble que la patiente n’aura finalement pas besoin d’une transplantation d’organe à court terme.

Elle explique qu’on l’a d’abord informé qu’elle n’était pas admissible à la liste d’attente de don d’organes de l’Ontario parce qu’elle ne s’était pas abstenue de consommer de l’alcool depuis au moins six mois, mais selon elle, c’est sa consommation de Tylenol qui a aggravé sa situation. Des comprimés qu’elle consomme pour calmer des douleurs à la mâchoire.

Delilah Saunders, qui est une importante militante de la cause des femmes autochtones, dit vouloir défendre la cause des nombreux patients à qui l’on refuse des traitements pouvant leur sauver la vie en raison des politiques sur la consommation d’alcool.

Les médecins spécialisés en transplantation d’organes ont cité des études démontrant que les patients alcooliques replongent dans la consommation après avoir subi une greffe. Un comportement qui risque de faire échouer le traitement.

Madame Saunders soutient avoir été stupéfaite par l’ampleur du soutien reçu pour sa cause et que son expérience au sein du système de santé va l’aider dans sa campagne pour améliorer l’accès aux soins pour les Autochtones et d’autres.

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