OTTAWA — Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a dit avoir discuté personnellement de la question des inconduites sexuelles avec les membres de son caucus, et a affirmé que son parti avait une politique de tolérance zéro à l’égard de tels comportements.

Il est crucial pour une personne dans un rôle de leadership d’envoyer un message ferme concernant des comportements inacceptables, a dit jeudi M. Singh — une vision partagée par l’ancienne chef conservatrice intérimaire Rona Ambrose.

«C’est un élément sur lequel je me dois de démontrer du leadership — je l’ai fait et je vais continuer de le faire», a-t-il affirmé en entrevue.

«C’est important pour plusieurs raisons. Je donne le ton dans le parti et c’est pourquoi il est si important pour moi de m’assurer que j’indique clairement dans notre parti qu’il y a une tolérance zéro pour toute forme d’inconduite sexuelle, ou de harcèlement», a fait valoir M. Singh.

Il est important que les chefs de partis politiques envoient un message — particulièrement aux hommes — que l’inconduite sexuelle ne sera pas tolérée, a dit Mme Ambrose plus tôt cette semaine.

«Dites aux hommes dans votre parti « Écoutez, je sais que je ne m’adresse pas à chacun d’entre vous, mais s’il y a toute forme de ce comportement, il doit cesser — et si nous apprenons qu’il a cours d’une manière ou l’autre, cela sortira et nous allons nous y attarder »», a affirmé Mme Ambrose.

M. Singh a dit être d’accord avec le député néo-démocrate d’expérience Nathan Cullen sur le fait que les hommes députés devraient jouer un rôle plus actif dans l’éradication de l’inconduite sexuelle en politique.

Un récent sondage de La Presse canadienne auprès de députées fédérales a révélé que 58 pour cent des participantes avaient été personnellement la cible d’une forme ou de plusieurs formes d’inconduite sexuelle en milieu de travail, notamment des remarques inappropriées ou des gestes ou des messages textes de nature sexuelle.

Trente-huit des 89 députées fédérales en poste ont participé au sondage volontaire et anonyme, qui a aussi montré que 47 pour cent des personnes interrogées avaient fait l’objet de commentaires inappropriés sur les médias sociaux.

M. Singh a parlé de conclusions troublantes et inacceptables, disant aussi y voir une triste réalité pour beaucoup trop de femmes dans toutes sortes de milieux de travail, incluant l’environnement politique.

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