TC Media – Marie-Pascale Fortier Régis Labeaume

QUÉBEC — Les autorités ont invité jeudi les sinistrés du secteur Duberger–Les Saules à Québec touchés par les inondations à faire preuve de patience et de prudence pendant que se poursuivent les travaux visant à défaire l’embâcle sur la rivière Saint-Charles.

Samedi dernier, les eaux de la rivière ont inondé des rues et plusieurs résidences du secteur, chassant environ 70 personnes de chez elles.

La «pelle-grenouille» a continué de faire son travail sur la rivière, a indiqué Michel Therrien, de la Sécurité civile à Québec. Son rôle est d’amener les glaces vers le pont où sont installées les pelles mécaniques. Depuis mercredi, le nombre de transports par camion de blocs de glace ainsi récupérés s’élève à 700. Pas moins de 240 mètres des quelque 800 mètres de l’embâcle ont été défaits, a-t-il ajouté.

M. Therrien a reconnu que le rythme des travaux n’était pas très rapide, mais a assuré que tout se déroulait bien. Les autorités continuent de respecter leur plan de match. C’est un travail ardu, a-t-il décrit. Les équipes ont travaillé pendant toute la nuit pour réduire l’embâcle.

Il a réitéré que l’objectif des autorités était de défaire entièrement l’embâcle en créant un chenal assez large et sécuritaire. Il a rappelé que «l’hiver est encore jeune» et que la température froide sera sans doute de retour en février.

«On ne peut pas contrôler la météo. Si on se fie aux prévisions de jeudi, je ne suis pas très inquiet, mais cela peut changer. On espère avoir des conditions comme présentement, qui sont idéales pour travailler.»

Le coordonnateur de la Sécurité publique a refusé de donner un échéancier des travaux. Il n’était pas en mesure de garantir une date de retour pour les sinistrés.

Respecter le périmètre de sécurité

En attendant, le Service de police de la Ville de Québec a demandé aux sinistrés d’être prudents et de respecter les règles concernant le périmètre de sécurité.

«C’est extrêmement important de respecter les règles concernant le périmètre qui a été érigé pour des raisons de sécurité. Tant et aussi longtemps que des travaux sont effectués sur la rivière, c’est une zone à risque», a déclaré l’agente Mélissa Cliche.

«C’est très difficile pour eux de ne pas avoir accès à leur résidence. On comprend qu’ils soient pressés de récupérer leur maison, de constater les dégâts et de reprendre en charge leurs biens.»

Le service de protection contre les incendies de Québec a effectué pas moins de 34 vérifications afin de s’assurer qu’il n’y aura aucun risque d’incendie lorsque les gens vont réintégrer leur domicile et pour détecter la présence de monoxyde de carbone, a souligné son porte-parole, Bill Noonan.

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