Justin Tang / La Presse Canadienne

TORONTO — La première ministre de l’Ontario accuse des franchisés de Tim Hortons d’utiliser leurs employés comme des pions dans leur combat contre la hausse du salaire minimum décrétée par le gouvernement.

Kathleen Wynne a écrit sur son compte Twitter, vendredi, que les franchisés qui ne sont pas contents devraient s’en prendre à elle, pas à leurs employés.

La première ministre partage plus loin un lien vers un reportage de la CBC sur des franchisés de la région de Durham qui auraient réduit les avantages sociaux consentis à leurs employés pour compenser la hausse du salaire minimum.

Dans ce reportage, on fait état d’une note interne transmise aux employés dans laquelle l’entrepreneur attribue la perte d’avantages sociaux à la hausse du salaire minimum. Le franchisé encourage ensuite ses employés à se plaindre auprès de Mme Wynne — il donne ses coordonnées — et à lui faire savoir qu’ils ne voteront pas pour les libéraux aux prochaines élections en juin.

Mme Wynne réplique qu’elle est toujours prête à discuter avec des entrepreneurs de la hausse du salaire minimum, mais elle trouve «injuste et inacceptable» que les employeurs s’en prennent à leurs employés pour se venger.

Au début du mois, la première ministre avait qualifié de geste d’«intimidation» le comportement des enfants des fondateurs de la chaîne de cafés-restaurants, qui détiennent deux franchises à Cobourg.

Le salaire minimum en Ontario est passé en janvier de 11,60$ à 14$, une hausse de plus de 20%; il passera à 15$ le 1er janvier prochain.

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