Josie Desmarais/Métro Marc Drolet, directeur-général du Conseil québécois sur le tabac et la santé

MONTRÉAL — Les maladies liées au tabagisme laissent des stigmates durables.

C’est autour de cette formule-choc que s’articule la Semaine pour un Québec sans tabac 2018 qui a officiellement commencé dimanche avant-midi.

Pour s’assurer que la population — et plus particulièrement les fumeurs —ne demeurera pas de glace face à ce message, le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) a choisi de miser sur une publicité dérangeante diffusée sur différentes plateformes.

Il est possible d’y voir une succession de personnes affligées par diverses déformations et cicatrices qui sont associées aux interventions chirurgicales nécessaires pour lutter entre autres contre les cancers de la bouche, du larynx et du poumon.

Derrière ces traces physiques évidentes laissées par le tabagisme, il y a également toute une panoplie de marques psychologiques.

Ainsi, lorsqu’un malade atteint, par exemple, d’un cancer de la bouche doit subir l’amputation d’une partie d’une lèvre, de la langue ou du nez, il n’a d’autre choix que «d’apprendre (éventuellement) à se regarder dans le miroir avec le visage défait», a souligné le directeur général du CQTS, Marc Drolet, lors d’une entrevue avec La Presse canadienne.

Il n’y a pas que l’énorme défi de l’acceptation de soi qui se pose dans un tel contexte.

Selon M. Drolet, le patient doit aussi puiser en lui-même la volonté nécessaire pour s’approprier de nouveau certaines connaissances de base.

Il lui faut notamment réapprendre à parler petit à petit.

Pour éviter que de trop nombreux Québécois soient un jour forcés de devoir surmonter ces obstacles de taille, Marc Drolet a lancé un véritable cri du coeur.

«J’invite les fumeurs, ex-fumeurs et non-fumeurs à poser un geste concret pour réduire le tabagisme, dans le cadre de la Semaine pour un Québec sans tabac, en cessant de fumer ou en aidant un proche à le faire», a-t-il conclu.

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