Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

Si vous trouvez que la météo est de moins en moins normale, vous n’avez pas tort. Un indice de météo extrême calculé par le secteur des assurances le confirme.

Les tendances actuelles ne sont pas dans les variations normales, a indiqué Caterina Lindman, de l’Institut canadien des actuaires (ICA).

L’institut compile ce qu’il appelle «l’Indice actuariel climatique», une initiative lancée par des organisations d’assurances de partout en Amérique du Nord.

Il a récemment dévoilé son dernier rapport trimestriel pour le printemps 2017.

L’indice trace la moyenne des conditions météorologiques en l’espace de 30 ans, de 1961 à 1990, en tenant compte de la température, des précipitations, de la vitesse du vent et du niveau de la mer. Des seuils ont été établis pour chacune de ces variables.

En utilisant les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) — l’une des plus grandes organisations scientifiques des États-Unis — l’indice compte ensuite combien de jours excèdent ces seuils.

L’institut a présenté les résultats de chaque trimestre depuis 2016. Ceux-ci démontrent une augmentation graduelle de la météo extrême.

L’indice canadien révèle qu’entre 1961 et 1990, les conditions météorologiques ont excédé les normales seulement cinq fois. Dans les dix dernières années, cependant, c’est arrivé 12 fois.

Les températures ont grimpé de façon importante. Partout au Canada, les jours chauds ont excédé la normale à chaque trimestre depuis l’hiver 2015. En revanche, les jours froids n’ont pas dépassé les normales depuis neuf ans.

Il y a plus de précipitations, également. À l’échelle du Canada, le nombre moyen de jours avec de fortes pluies ou de la neige n’est pas dans la norme depuis le printemps 2013. Au Québec et en Ontario, on dépasse les conditions normales depuis l’hiver 2008.

Il est difficile de tirer des conclusions sur le vent en considérant le Canada dans son entièreté. Même chose pour le niveau de la mer, sauf pour les provinces maritimes, où le niveau est plus haut que la normale depuis les 12 dernières années.

Ces conclusions correspondent avec les données d’Environnement Canada, qui a constaté une hausse d’un degré Celcius des températures estivales depuis les années 1970, ainsi qu’une augmentation des précipitations d’environ cinq pour cent.

Les actuaires utilisent leurs informations pour calculer les risques liés aux assurance vie et habitation. Mais elles servent aussi à contribuer au débat, assure Caterina Lindman.

«Il y a beaucoup de colère sur l’enjeu du réchauffement climatique, et nous tentons d’être une source neutre. Nous ajoutons notre voix, a-t-elle expliqué. Nous sommes là-dedans pour le long terme, alors nous sommes inquiets pour la préservation de notre planète.»

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