HO HO / La Presse Canadienne

Un vétéran canadien de la guerre de Bosnie a renoué avec un gamin du pays qu’il avait rencontré lors du conflit.

Pour Justin Frye, un membre des Casques Bleus en 1994, le fait qu’Amir Bajramovic, aujourd’hui âgé de 34 ans, se porte bien deux décennies plus tard est l’une des plus belles expériences de sa vie.

Rencontrer le Bosnien de nouveau lui a permis de trouver un sentiment d’apaisement.

«Je n’ai pas beaucoup conservé d’objets de mon séjour là-bas, mais une chose que j’ai toujours gardée est sa photographie», raconte M. Frye, un policer de Barrie, en Ontario.

Le Canadien s’est lié d’amitié avec le jeune Bajramovic au cours son séjour de six mois dans les Balkans. Un certain nombre d’enfants bosniens venaient près de la clôture de la piste d’atterrissage de son hélicoptère pour converser avec les soldats.

Amir vivait dans un milieu pauvre, près de là. Il a attiré l’attention de Justin Frye parce qu’il était intéressant et fascinant, même s’il ne parlait pas l’anglais.

«Dès qu’il me voyait, il courait près de la clôture et criait à sa soeur de sortir de la maison pour venir traduire pour nous», ajoute l’ancien soldat qui remettait aussi des cadeaux à la mère des enfants.

Malgré les liens tissés, M. Frye ne croyait pas revoir le gamin un jour, surtout qu’il ne connaissait même pas son nom de famille à l’époque.

Mais un jour, il s’est remis à penser à Amir alors que celui-ci vieillissait. Il a alors décidé d’agir.

M. Frye a réussi à trouver un journaliste bosnien qui a accepté de retrouver l’ancien gamin.

Le journaliste a accompli sa mission en seulement cinq heures, grâce à l’aide des réseaux sociaux. Amir Bajramovic, devenu un père de famille, avait quitté la Bosnie pour s’installer en Suède.

Depuis, les deux hommes se sont échangé des messages de façon quotidienne. Amir Bajramovic détient un permis de chauffeur de taxi.

Un message de M. Frye publié sur Facebook au sujet de leur nouvelle rencontre a été partagé plus de 1000 fois et attiré des centaines de commentaires de partout dans le monde.

M. Frye dit que tous les deux ont réussi, en engageant de nouveau la conservation, à tourner la page sur le conflit. Des gens vivant en Bosnie ou dans d’autres zones de conflit, comme l’Irak et l’Afghanistan, l’ont contacté.

«Le plus important de notre histoire est qu’elle symbolise les dizaines de relations qu’ont nouées des soldats avec des enfants dans des zones de conflit, souligne-t-il. Et, ce qui est merveilleux dans notre cas, c’est qu’elle se termine bien.»

M. Frye espère pouvoir se rendre en Bosnie afin de revoir Amir et sa soeur au même endroit où il les avait rencontrés pendant la guerre.

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