MONTRÉAL — Le réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) a souligné mercredi le 30e anniversaire de la Loi sur l’aide aux victimes d’actes criminels, adoptée en 1988, et de la création des premiers CAVAC.

Le réseau, qui compte aujourd’hui 17 CAVAC, en a profité pour dévoiler une nouvelle image de même qu’une application mobile destinée aux victimes.

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a fait une courte apparition à l’événement afin d’y souligner le travail des intervenants.

Mme Vallée a rappelé qu’en 2016-2017, ce sont 63 000 victimes qui ont reçu de l’aide de la part des CAVAC, un nombre «énorme», admet-elle, mais qui démontre hors de tout doute le caractère indispensable des CAVAC au Québec.

À quelques jours de l’anniversaire de l’attentat contre le Centre culturel islamique de Québec, la ministre a rappelé que plusieurs membres des CAVAC avaient été déployés et s’étaient mobilisés pour offrir un soutien en intervention post-traumatique à l’ensemble des personnes touchées par la tragédie.

Elle a de plus souligné le rôle accentué des CAVAC dans la foulée des mouvements #moiaussi et #etmaintenant qui ont suivi une vague de dénonciations d’inconduites sexuelles qui auraient été commises par des personnalités publiques, soulignant que de plus en plus de personnes sont prêtes à passer à l’étape où elles vont dénoncer des comportements criminels et des violences sexuelles et ainsi se tourner vers les centres, entre autres ressources.

Québec avait annoncé en décembre dernier la création de 15 postes d’agents de liaison spécialisés dans les centres d’aide pour venir en aide aux victimes de violences sexuelles.

Enfin, la ministre, qui a quitté l’événement sans répondre aux questions des journalistes, a noté que l’on prévoyait que la réalisation du plan d’action pour améliorer le régime d’indemnisation aux victimes d’actes criminels, annoncé le 1er juin dernier au coût de 54 millions $, allait être complétée d’ici la fin de l’hiver 2018.

Le gouvernement avait annoncé que les objectifs du plan d’action étaient de revoir la portée de la notion de victime, de faciliter l’accès aux indemnités et aux services offerts, et de simplifier les communications avec les victimes.

On prévoyait également la mise en place de mesures administratives visant à mieux encadrer et à réduire les délais de traitement des demandes de prestations.

Québec avait précisé que le plan d’action répondait à l’ensemble des 33 recommandations contenues dans le rapport d’enquête du Protecteur du citoyen, publié quelques mois plus tôt.

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