OTTAWA — Le nombre de Casques bleus canadiens déployés dans le monde n’a jamais été aussi bas, même si le gouvernement libéral de Justin Trudeau répète inlassablement qu’il souhaite augmenter la contribution du Canada aux opérations des Nations unies.

Les dernières données des Nations unies indiquent que le Canada comptait 43 casques bleus sur le terrain à la fin de décembre, comparativement à 62 en novembre.

Cette baisse, largement attribuable à la réduction du nombre de policiers canadiens en Haïti, signifie que le Canada a atteint des niveaux jamais observés depuis les années 1950.

Le gouvernement libéral a promis à plusieurs reprises d’augmenter la contribution du Canada dans ces missions de l’ONU. Il s’est engagé plus récemment à offrir de l’équipement, des soldats et des formateurs.

Les représentants canadiens et onusiens travaillent actuellement à déterminer quand et comment seront utilisés ces effectifs, mais ils n’ont pas fourni d’échéancier.

Walter Dorn, un spécialiste des casques bleus au Collège des Forces canadiennes à Toronto, trouve la situation honteuse en raison des promesses répétées du premier ministre Justin Trudeau.

«Le Canada est à son niveau le plus bas depuis que Lester B. Pearson a proposé la première force de maintien de la paix en 1956», a-t-il constaté, qualifiant la position du Canada «d’hypocrite».

Lors de la dernière campagne électorale, les libéraux avaient promis d’augmenter la contribution du Canada dans les opérations de maintien de la paix, et en août 2016, ils s’étaient engagés à offrir aux Nations unies jusqu’à 600 militaires et 150 policiers pour de futures missions.

À l’époque, le Canada comptait 112 casques bleus sur le terrain; cet effectif n’a cessé depuis de rétrécir.

Mission encore nébuleuse

En novembre, le gouvernement Trudeau a annoncé à Vancouver qu’il fournirait des hélicoptères, des avions de transport, une force d’intervention rapide de 200 militaires et des dizaines d’instructeurs.

Le gouvernement a révélé qu’il prévoyait stationner ses avions en Ouganda, mais il n’a pas donné d’autres détails.

Les responsables canadiens et onusiens ont discuté de ces enjeux précis en décembre, selon ce que des sources ont rapporté à La Presse canadienne.

Mais aucune décision n’a été prise, et les ministères concernés — Affaires mondiales Canada et la Défense nationale — évaluent toujours leurs options.

Un «casse-tête»

Le Chef de l’état-major, Jonathan Vance, a confié à La Presse canadienne en novembre que l’armée et le gouvernement prendraient leur temps pour trouver les missions les mieux adaptées au Canada.

Le général Vance avait comparé ce processus à rassembler un casse-tête, car il faut considérer les capacités de l’armée canadienne, les besoins de l’ONU et les menaces sur le terrain.

Parmi les 43 casques bleus, il y a 20 policiers, 14 militaires et neuf «experts en mission» — un groupe parmi lequel on retrouve des policiers, des militaires et des civils.

Seulement six de ces casques bleus sont des femmes, ce qui est un problème, selon M. Dorn, car le Canada fait pression sur les autres pays pour qu’ils envoient plus de femmes dans leurs troupes de maintien de la paix.

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