QUÉBEC — Chacun de son côté, députés péquistes et solidaires affichaient leurs couleurs lundi, veille de la rentrée parlementaire, la dernière avant la prochaine élection générale.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, a réaffirmé lundi quelques-unes de ses principales positions, à savoir le maintien d’un État fort centré sur les services à la population, le refus de baisser les impôts, la révision de la rémunération des médecins et le rapprochement de son parti avec les jeunes.

De son côté, Québec solidaire a réaffirmé sa position sur les écoles privées, réclamant l’abolition totale du financement public du réseau d’écoles privées.

La Coalition avenir Québec, quant à elle, ne tenait pas de réunion de son aile parlementaire lundi.

Pour chaque parti, la session parlementaire qui s’ouvre mardi et se poursuivra jusqu’au 15 juin risque d’être déterminante pour la suite des choses.

À la traîne dans les sondages, le PQ mise sur une nouvelle «alliance intergénérationnelle» pour remonter la pente.

La semaine dernière, le chef péquiste a confié des tâches et des mandats parlementaires à un plus grand nombre de jeunes députés, un des moyens déployés par le parti souverainiste de courtiser les électeurs ne faisant pas partie de la génération des baby-boomers.

Les jeunes sont réputés prendre leurs distances de la politique et du projet souverainiste, selon ce qu’indiquent les sondages.

La nouvelle vice-chef du parti, la députée de Joliette, Véronique Hivon, qui promet d’être très présente sur le terrain dans les prochains mois, a dit lundi, en point de presse, vouloir inverser la tendance.

«On va s’attaquer clairement au cynisme» ambiant, a commenté Mme Hivon.

Québec solidaire: non aux écoles privées

Québec solidaire a plutôt choisi de mettre l’accent sur l’école privée, à l’occasion de son caucus de la rentrée parlementaire.

Le caucus de QS, formé de trois députés, était réduit à deux lundi, Manon Massé étant absente pour demeurer au chevet de sa mère, très malade.

En point de presse, au terme de leur rencontre, les députés Gabriel Nadeau-Dubois et Amir Khadir ont tenu à rappeler l’engagement de leur parti d’abolir le financement public du réseau scolaire privé.

QS estime que le gouvernement pourrait ainsi récupérer 100 millions $ par année, une somme qui devrait être aussitôt réinvestie dans le réseau d’éducation public.

Le but consiste à faire valoir le principe de l’égalité des chances de tous les enfants, a commenté M. Nadeau-Dubois devant les médias.

Selon lui, le financement public des écoles privées est un sujet tabou au Québec et sa formation a bien l’intention de briser ce tabou dans les mois qui viennent.

Sous un gouvernement solidaire, les écoles privées pourraient continuer à accueillir des élèves, mais ne recevraient aucune subvention de l’État.

Actuellement, 60 pour cent du budget des écoles privées provient du financement public.

Il n’est pas question «de faire le procès des parents» qui envoient leurs enfants au privé, mais bien «de faire le procès du système», a commenté M. Nadeau-Dubois.

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