HALIFAX — Un avocat qui représente deux personnes handicapées de la Nouvelle-Écosse affirme que celles-ci ont été inutilement isolées de la société et contraintes de vivre dans des institutions à cause de l’absence de résidences supervisées dans la communauté adaptées à leurs besoins.

La Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse a commencé à entendre lundi la cause de Joseph Delaney, 45 ans, et de Beth MacLean, 46 ans, qui revendiquent le droit de recevoir le soutien dont ils ont besoin pour pouvoir vivre ailleurs que dans des institutions s’apparentant à un hôpital.

La commission se penchera également sur le cas de Sheila Livingstone, une femme handicapée qui est morte avant que son dossier puisse être entendu.

L’avocat Vince Calderhead a déclaré lundi que les trois plaignants avaient passé des années enfermés dans une aile verrouillée d’un hôpital sans justification médicale ou juridique. Selon lui, il s’agit des «derniers vestiges» des asiles d’autrefois où les pauvres étaient logés.

Me Calderhead a estimé que de maintenir des personnes ayant des déficiences intellectuelles ou physiques dans des institutions où elles n’ont pas de contrôle sur leur vie, leurs sorties et où elles sont contraintes de vivre loin de leur famille constitue une violation de la Loi sur les droits de la personne de la province.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, de son côté, a fait valoir que le fait de refuser de financer une résidence supervisée dans la communauté pour des personnes handicapées ne constitue pas nécessairement une violation de leurs droits fondamentaux.

Kevin Kindred, avocat du ministère de la Justice, a déclaré devant la commission que bien que la province soutienne le principe des soins dans la communauté, il ne s’agit pas d’un droit fondamental tel que défini par la loi.

Certains militants estiment que cette cause, qui sera entendue au cours de deux prochains mois, pourrait être déterminante pour les personnes handicapées en Nouvelle-Écosse.

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